en rejoignant une seule unité de prière (rakʿa). Notre Maître a encore rapporté cette opinion comme l’une des versions transmises, l’a retenue et a précisé qu’un groupe de savants l’avait également adoptée. Il a ajouté : « D’après ces deux positions (1), si les deux assemblées présentent la même valeur, il est préférable de participer à la seconde dès son début. »
Peut-être faut-il comprendre que l’intention de notre Maître – comme l’ont rapporté Ṣâliḥ, Abû Tâlib et Ibn Hânî – lorsqu’il dit : « Le ḥajj, c’est (la station à) ʿArafah », est comparable à sa parole : « Qui rattrape une rakʿa de la prière a rattrapé la prière » ; il ne vise par là que la supériorité (faḍl) de la prière, et l’on atteint de même la supériorité du pèlerinage. [Al-Furūʿ 1/587 (2/436-437)]
– Il a encore dit : « Le sens apparent des propos d’Ibn Abî Mûsâ est que l’on ne rejoint la prière en congrégation qu’en attrapant une rakʿa. C’est l’avis de certains, et l’auteur d’al-Riʿāya le rapporte comme position. C’est aussi la préférence du Shaykh Taqî ad-Dîn ; il a déclaré qu’il s’agit du madhhab de Mâlik et de celui d’Ahmad selon l’une des deux versions rapportées de lui, que plusieurs de ses compagnons ont choisie. Il a ajouté qu’il s’agit également d’une voie dans l’école de ash-Shâfiʿî, retenue par Abû al-Maḥâsin ar-Ruyânî (2) et d’autres. » [An-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar 1/157-158] (3)
273 – Suivre, pour une prière obligatoire, un imâm qui prie une surérogatoire :
– Ibn Mufliḥ dit : « Il n’est pas valable qu’une personne accomplissant une prière obligatoire suive un imâm qui accomplit une prière surérogatoire ; c’est l’avis retenu par la majorité (w: هـ م). D’après une autre version, toutefois, cela est permis ; cet avis a été choisi par l’auteur de an-Naṣîḥa, de at-Tabsirah, le Shaykh et notre Maître (w: ش). Il est encore rapporté une opinion l’autorisant en cas de nécessité, par exemple lorsqu’il est plus digne de diriger la prière. » [Al-Furūʿ 1/590 (2/441)] (4)