qu’il lui fût portée à son accomplissement la récompense même lorsqu’il se trouve empêché ; cela diffère de la seconde catégorie d’excusés, celle qu’entend le Législateur en conférant la préférence… On peut toutefois rétorquer à la réponse de Shaykh Taqî al-Dîn que les propos qu’il avance reviennent à restreindre la portée d’un énoncé général à un cas fort rare à l’époque même de l’orateur : en effet, la personne excusée qui prie seule, alors qu’elle avait l’habitude – lorsqu’elle était en bonne santé – d’accomplir la prière en congrégation, était indubitablement peu nombreuse en ce temps-là. C’est pourquoi Ibn Masʿûd – qu’Allah l’agrée – disait : « J’ai connu le temps où nul ne s’en abstennait si ce n’est un hypocrite dont l’hypocrisie était notoire ou un malade ; et le malade, on le soutenait, porté par deux hommes, jusqu’à ce qu’il fût placé dans le rang. » Voilà ce qui était coutumier et reconnu parmi eux à cette époque. Mieux : les paroles d’Ibn Masʿûd indiquent qu’aucun homme valide ne s’en dispensait, hormis celui qui avait une excuse ou l’hypocrite. Même si ce phénomène existait alors, il ne faisait nul doute qu’il fût extrêmement restreint et rarissime ; or il est manifeste qu’il est inadmissible de limiter un texte d’ordre général à des occurrences si exceptionnelles et éloignées. Shaykh Taqî al-Dîn, comme d’autres, a d’ailleurs déclaré explicitement l’interdiction d’un tel procédé, et j’ai transcrit ses propos dans le chapitre relatif au témoignage du shurṭî et d’autres encore. [Al-Nukat 1/95] (1) 268 – La prière en congrégation dans la mosquée – Ibn Mufliḥ dit : « L’accomplir à la mosquée relève de la Sunna (W : H M). D’après une autre version venant de lui, il s’agit d’une obligation communautaire (farḍ kifâya) (W : Q) ; c’est l’opinion qu’il a privilégiée dans al-Muḥarrar, trouvant peu vraisemblable qu’elle ne soit qu’une Sunna, et je n’ai rencontré personne, hormis lui, qui l’ait affirmé explicitement. Une troisième narration rapportée de lui la considère obligatoire pour celui qui demeure à proximité ; certains ont même dit qu’elle constitue une condition de validité. Notre maître déclare encore : si l’on ne peut gagner la mosquée qu’en traversant la propriété d’autrui, on doit le faire ; et si, en chemin, on rencontre une désapprobation – tel qu’un chant –, on ne délaisse pas pour autant la mosquée, tout en réprouvant cet acte. C’est Yaʿqûb qui l’a transmis. » [Al-Furūʿ 1/577-578 (2/420)] (2)
(1) Voir : « Al-Fatawa », vol. 23, p. 236-238. (2) Voir : « Al-Ikhtiyarat » d’al-Ba‘li, p. 103.
يكمل له الأجر في حال العجز، وهذا بخلاف القسم الثاني من المعذور، وهو الذي أراد الشارع بالتفضيل ... وقد يجاب عما تقدم من جواب الشيخ تقي الدين بأن فيما ذكره قصر اللفظ العام على صورة قليلة نادرة في حال زمن المتكلم، لأن المعذور المنفرد الذي ليس من عادته في حال صحته إيقاع الصلاة جماعة قليل ونادر في ذلك الزمان بلا إشكال، ولهذا قال ابن مسعود (رضي الله عنه): لقد رأيتنا وما يتخلف عنها إلا منافق قد علم نفاقه، أو مريض، وإن كان المريض ليهادى بين الرجلين حتى يقام في الصف. فهذا هو المعهود المعروف بينهم في ذلك الزمان، بل كلام ابن مسعود يدل على أنه لم يكن يتخلف عنها صحيح، لكن معذور أو منافق، وهذا وإن كان واقعا في ذلك الزمان فلا ريب في قلته وندرته، ولا يخفى بُعد قصر العام على الأمور النادرة والوقائع البعيدة، وقد صرح الشيخ تقي الدين وغيره بعدم جوازه، وقد كتبت كلامه في شهادة الشروطي وغيره) [النكت على المحرر ١/ ٩٥] (١). ٢٦٨ - صلاة الجماعة في المسجد: - قال ابن مفلح: (وفعلها في المسجد سنة «و: هـ م»، وعنه: فرض كفاية «و: ق» قدمه في «المحرر» لاستبعاده أنها سنة، ولم أجد من صرح به غيره. وعنه: واجبة مع قربه، وقيل: شرط، قال شيخنا: ولو لم يمكنه إلا بمشيه في ملك غيره فعل، وإن كان بطريقه منكر كغناء لم يدع المسجد وينكره، نقله يعقوب) [الفروع ١/ ٥٧٧ ـ ٥٧٨ (٢/ ٤٢٠)] (٢).
(١) انظر: «الفتاوى» (٢٣/ ٢٣٦ - ٢٣٨). (٢) انظر: «الاختيارات» للبعلي (١٠٣).