267 – Le statut de la prière en congrégation : – Ibn Mufliḥ déclare : « D’après lui (1), la prière en congrégation relève de la sunna (“W : H M Q”). Notre maître rapporte toutefois une autre opinion : il s’agit d’une obligation communautaire (farḍ kifāya ; “W : Q”) et celui qui l’abandonne doit être combattu, tout comme l’on combat celui qui délaisse l’appel à la prière ; c’est également l’avis transmis par Ibn Hubayra (“W”). Dans al-Wāḍiḥ et al-Iqnāʿ on trouve encore une narration qui en fait une condition (de validité) ; al-Qāḍī la rapporte de même, et cette position a été retenue par Ibn Abī Mūsā ainsi que par notre maître pour les prières obligatoires. » [Al-Furūʿ 1/577 (2/420)] (2). – Il dit encore : « Shaykh Taqī al-Dīn a opté pour l’avis de la “conditionnalité ”; les autres maîtres se sont appuyés sur la préférence que le Législateur — paix et bénédictions sur lui — a accordée à la prière en congrégation par rapport à la prière solitaire. Or on ne peut réserver cette préférence à la personne excusée : en effet, à celle-ci est quand même inscrite la récompense de ce qu’elle aurait accompli sans empêchement, conformément à des textes authentiques. Par ailleurs, la validité de sa prière n’est pas liée au maintien du temps prescrit ; il en va de même pour la prière en congrégation manquée, contrairement au vendredi. De plus, le fait que le vendredi doive impérativement se célébrer en assemblée n’implique pas qu’il soit invalide sans elle, à l’instar des obligations du ḥajj ou du cas où l’on retarde délibérément la prière : celle-ci reste valide, même si elle devient alors un acte de rattrapage. Shaykh Taqī al-Dīn rétorque à l’argument « on ne peut appliquer cela à l’excusé » que l’excusé se divise en deux catégories : celui qui, en état de santé, a l’habitude de prier en congrégation, et celui dont la situation est l’inverse. Le premier ne voit pas sa récompense diminuer par rapport à son état de santé ; c’est lui que vise le Législateur, d’où la parole : « … sinon, il lui est inscrit ce qu’il accomplissait lorsqu’il était résident et en bonne santé. » Il s’agit là d’une faveur et d’un bienfait ; car, ayant parachevé le service divin lorsqu’il était valide, il convenait que
(1) C’est-à-dire : selon l’avis de Aḥmad sur le jugement de la prière en congrégation. (2) « al-Fatâwâ » (t. 11, p. 615 ; t. 24, p. 101), « al-Ikhtiyârât » d’al-Bâ‘lî (p. 103) ; voir aussi « al-Fatâwâ » (t. 23, pp. 222–238, 239–243) et « Jâmi‘ al-Masâ’il » (t. 4, pp. 127–132 ; t. 6, p. 335).
٢٦٧ - حكم صلاة الجماعة: - قال ابن مفلح: (وعنه (١): الجماعة سنة «و: هـ م ق» وذكر شيخنا وجها: فرض كفاية «و: ق» ومقاتلة تاركها كالأذان، وذكره ابن هبيرة «و»، وفي «الواضح» و «الإقناع» رواية: شرط، وذكر القاضي كذلك، واختاره ابن أبي موسى وشيخنا للمكتوبة) [الفروع ١/ ٥٧٧ (٢/ ٤٢٠)] (٢). - وقال أيضا: (واختار الشيخ تقي الدين الاشتراط، واحتج الأصحاب بتفضيل الشارع عليه أفضل الصلاة والسلام صلاة الجماعة على صلاة المنفرد، ولا يصح حمل ذلك على المعذور، لأنه يكتب له أجر ما كان يفعله لولا العذر، كما دلت عليه نصوص صحيحة، ولأنها لا يشترط لها بقاء الوقت، فكذا الجماعة كالفائتة، بعكس الجمعة، ووجوب الجماعة لها لا يوجب أن لا تصح عند عدمها، كواجبات الحج، وكترك وقتها عمدا، فإنها تصح بعده وإن كانت قضاء. وأجاب الشيخ تقي الدين عن قولهم: «لا يصح حمله على المعذور» بأن المعذور ينقسم على قسمين: معذور من عادته في حال صحته الصلاة جماعة، ومعذور عكسه، فالأول هو الذي لا ينقص أجره عن حال صحته، وهو مراد الشارع، ولهذا قال: «إلا كتب له ما كان يعمل مقيما صحيحا» وهذا من التفضيل والخير، لأنه لما كمل الخدمة في حال الصحة ناسب أن
(١) أي: عن أحمد في حكم صلاة الجماعة. (٢) «الفتاوى» (١١/ ٦١٥؛ ٢٤/ ١٠١)، «الاختيارات» للبعلي (١٠٣)، وانظر: «الفتاوى» (٢٣/ ٢٢٢ - ٢٣٨، ٢٣٩ - ٢٤٣)، «جامع المسائل» (٤/ ١٢٧ - ١٣٢؛ ٦/ ٣٣٥).