comme le polythéisme — celui-ci, en effet, n’ouvre droit à aucune récompense, même si Allah ne punit son auteur qu’après que le message lui est parvenu. Il arrive cependant que certaines personnes, pour l’une ou l’autre de ses formes, s’imaginent qu’il leur a été ordonné ; cela ne fait pas d’eux des mujtahidûn, car le mujtahid doit impérativement s’appuyer sur une preuve légale. Peut-être agissent-ils plutôt par un « ijtihâd » à leur mesure, en imitant des shaykhs ou des savants qui l’auraient pratiqué, lesquels, de leur côté, ne l’ont fait que parce qu’ils y voyaient un avantage ou en raison d’un ḥadîth mensonger qu’ils avaient entendu. Or, tant que la preuve de l’interdiction ne leur est pas clairement établie, ils ne seront pas châtiés ; il se peut même que leur récompense soit supérieure à celle de leurs semblables qui leur sont inférieurs. Quant à la rétribution visant à se rapprocher d’Allah, elle ne s’obtient pas par de tels actes. » [Al-Furūʿ 1/569-570 (2/406-407)] (1)