en se relevant, dix fois ; puis il procède ainsi dans chaque rakʿa : qu’il la fasse donc une fois par jour, puis le vendredi, puis le mois, puis (au moins) une fois dans toute la vie. »
Ce ḥadîth a été rapporté par Aḥmad — qui a déclaré qu’il n’est pas authentique — ainsi que par Abû Dâwûd, Ibn Khuzayma, al-Âjurrî — lesquels l’ont jugé authentique —, par at-Tirmidhî et d’autres encore. Notre shaykh, quant à lui, a soutenu qu’il s’agit d’un mensonge ; telles furent ses paroles.
Il a ajouté qu’Aḥmad, de même que les principaux de ses élèves, ont explicitement déclaré cette prière répréhensible, et qu’aucun Imâm ne l’a tenue pour recommandée. Ibn al-Mubârak l’a, pour sa part, considérée méritoire, mais sous une forme qui n’est rapportée par aucun texte, afin de ne pas ériger en Sunna un récit dépourvu de fondement.
Quant à Abû Ḥanîfa, Mâlik et ash-Shâfiʿî, ils n’en ont absolument rien entendu.
263 – Lorsque l’ignorant accomplit une adoration interdite, mais qui possède un fondement dans la Sharîʿa
Ibn Mufliḥ a dit : « Notre shaykh a affirmé : “Quiconque accomplit une adoration interdite sans connaître l’interdiction, alors qu’elle appartient néanmoins au genre de ce qui est prescrit — comme ces prières (2), la prière aux heures déconseillées ou le jeûne du jour de la fête — sera récompensé pour cela.” Telles furent ses paroles. Une divergence quant à sa validité sera mentionnée plus loin ; si elle n’est pas valide, il ne sera pas récompensé pour sa prière ni pour son jeûne. La question sera reprise dans le chapitre du jeûne surérogatoire (3).
Il poursuivit : “Si, cependant, l’interdiction la concerne sous un autre aspect qu’il ignore — par exemple parce qu’il s’agit d’une innovation érigée en emblème, autour de laquelle on se réunit chaque jour — cela équivaut à instaurer une sixième prière. Dès lors, si quelqu’un voulait accomplir une telle prière sans qu’aucun ḥadîth ne l’appuie, il n’en aurait pas le droit, contrairement à ce dont le genre même n’a pas été légiféré, comme…”
(1) Fatawa (vol. 11, p. 579), Minhaj as-Sunna (vol. 7, p. 434), Al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘li (p. 100).
(2) Il renvoie à la prière de la nuit d’Achoura, à celle de la mi-Cha‘bân et au début de Radjab.
(3) Voir : Al-Furu‘ (vol. 4, p. 104).
في رفعه، عشرا عشرا، ثم كذلك في كل ركعة مرة في كل يوم، ثم في الجمعة، ثم في الشهر، ثم في العمر» رواه أحمد ــ وقال: لا يصح ــ وأبو داود وابن خزيمة والآجري ــ وصحّحوه ــ والترمذي وغيرهم، وادّعى شيخنا: أنه كذب. كذا قال.
قال: ونص أحمد وأئمة أصحابه على كراهتها، ولم يستحبها إمام، واستحبّها ابن المبارك على صفة لم يرد بها الخبر، لئلا تثبت سنة بخبر لا أصل له.
قال: وأما أبو حنيفة ومالك والشافعي فلم يسمعوها بالكلية) [الفروع ١/ ٥٦٨ (٢/ ٤٠٤ ــ ٤٠٥)] (١).
٢٦٣ - إذا عمل الجاهل عبادة منهيا عنها، ولكن لها أصل في الشرع:
- قال ابن مفلح: (قال شيخنا: كل من عبد عبادة نهي عنها ولم يعلم بالنهي لكن هي من جنس المأمور به مثل هذه الصلوات (٢) والصلاة في أوقات النهي وصوم يوم العيد أثيب على ذلك. كذا قال، ويأتي في صحته خلاف، ومع عدمها لا يثاب على صلاة وصوم، ويأتي في صوم التطوع (٣).
قال: وإن كان فيها نهي من وجه لم يعلمه، ككونها بدعة تتخذ شعارا، ويجتمع عليها كل يوم، فهو مثل أن يحدث صلاة سادسة، ولهذا لو أراد مثل هذه الصلاة بلا حديث لم يكن له ذلك، بخلاف ما لم يشرع جنسه ــ مثل
(١) «الفتاوى» (١١/ ٥٧٩)، «منهاج السنة» (٧/ ٤٣٤)، «الاختيارات» للبعلي (١٠٠).
(٢) يشير إلى صلاة ليلة عاشوراء ونصف شعبان وأول رجب.
(٣) انظر: «الفروع» (٤/ ١٠٤).