250 – La récitation « al-idârah » :
Ibn Mufliḥ écrit : « Nos compagnons la considèrent comme répréhensible, tandis que Ḥarb la juge louable. Notre Shaykh cite le même jugement chez la majorité des savants et précise que, pour les mâlikites, deux avis sont rapportés, comme c’est le cas de la récitation faite collectivement à l’unisson. Notre Shaykh classe lui aussi cette pratique dans la “récitation d’idârah” et expose les deux opinions qui la déclarent blâmable ; il ajoute : “Mâlik la réprouvait.” » [Al-Furūʿ 1/554 (2/384-385)].
251 – Réciter le Coran sur un mode mélodique (talḥîn) :
Ibn Mufliḥ rapporte : « Shaykh Taqî al-Dîn a dit : la récitation du Coran selon un talḥîn qui s’apparente aux airs chantés est une innovation blâmable et réprouvée, comme l’ont déclaré Mâlik, al-Shâfiʿî, Aḥmad b. Ḥanbal et d’autres imâms. » [Al-Âdâb al-Sharʿiyyah 2/427].
252 – Lorsque les récitateurs corrigent les fidèles en prière dans la mosquée :
Ibn Mufliḥ écrit : « Si les lecteurs reprennent les prieurs au point de les taxer d’erreur, l’auteur d’al-Targhîb et d’autres estiment la chose réprouvée, et notre Shaykh ajoute : dans ce cas, il ne leur est plus permis de réciter. » [Al-Furūʿ 1/555-556 (2/386)].