se rattrape pas lorsqu’on a laissé passer son créneau ; il se trouve, à cet égard, sur le même plan que la prière de salutation de la mosquée, celle de l’éclipse ou de la demande de pluie, et autres prières analogues. En effet, l’objectif visé est que la dernière prière de la nuit soit impaire, tout comme le maghrib clôture les prières du jour. Or, une fois la nuit révolue et la prière de l’aube accomplie, le witr n’occupe plus la place qui lui revient. Tel est le sens de ses paroles. » [Zād al-Maʿād 1/324]
– Il a encore dit : « L’imâm Aḥmad s’est abstenu de se prononcer sur le rattrapage du witr, tandis que notre Maître affirme qu’il ne se rattrape pas : le but de cette prière disparaît avec la fin de son temps prescrit. Il a en outre été établi que le Prophète ﷺ, lorsqu’il était empêché de se lever pour la prière nocturne par le sommeil ou la maladie, accomplissait, durant la journée, douze rakʿas, sans mentionner le witr. » [Iʿlām al-Muwaqqiʿīn 2/374] (1)
241 – Prééminence entre la sunna du fajr et le witr
Ibn al-Qayyim a dit : « Les juristes ont divergé pour déterminer laquelle de ces deux prières est la plus confirmée : la sunna du fajr ou le witr. Deux avis sont rapportés, et l’on ne peut départager la question en invoquant leur divergence sur le caractère obligatoire du witr, car ils ont également divergé sur l’obligation de la sunna du fajr.
J’ai entendu Shaykh al-Islām Ibn Taymiyyah dire : “La sunna du fajr tient lieu de commencement de l’œuvre, tandis que le witr en est l’achèvement. C’est la raison pour laquelle le Prophète ﷺ récitait, dans la sunna du fajr comme dans le witr, les deux « sourates de l’Unicité » (Qul yā ayyuhal-kāfirūn et Qul huwa Allāhu aḥad), qui réunissent l’affirmation de l’unicité tant dans la science que dans l’action, dans la connaissance que dans la volonté, dans la croyance que dans l’intention.” » [Zād al-Maʿād 1/316]