232 – Apprendre la science religieuse et l’enseigner entre, pour une part, dans le djihad. 233 – Le djihad qui, pour celui qui l’initie, revêt le caractère d’un acte surérogatoire. Ibn Muflih rapporte : « Notre Maître a indiqué que le fait d’acquérir la science et de l’enseigner s’inscrit, pour une partie, dans le djihad, en tant qu’il relève des obligations collectives (farḍ kifâya). Il a ajouté : Les auteurs postérieurs de notre école ont formulé d’une manière générale que la meilleure des œuvres facultatives est le djihad, et cela pour celui qui l’entreprend à titre surérogatoire, dans la mesure où il ne constitue pas pour lui une obligation individuelle (farḍ ‘ayn), l’obligation ayant été levée. Or, s’il le met à exécution alors que cette obligation est tombée, l’acte sera-t-il considéré comme obligatoire ou comme facultatif ? Deux avis existent, à l’instar des deux positions concernant la prière funéraire lorsqu’on la répète après qu’elle a déjà été accomplie par d’autres. De ces deux avis dépend la question de la permissibilité de la refaire une seconde fois après les prières d’al-‘Asr et d’al-Fajr. L’avis correct est qu’elle garde le statut d’obligation et qu’il est permis de l’accomplir après al-‘Asr et al-Fajr, même si l’on y est entré à l’origine de façon surérogatoire ; semblable en cela à un acte facultatif qui devient obligatoire dès lors qu’on l’a commencé : il était d’abord surérogatoire, puis son achèvement devient impératif. » [al-Furūʿ 1/526 (2/343)]. 234 – Le péché du savant que sa science n’a pas profité est du même ordre que le péché des Juifs. Ibn Muflih rapporte : « Notre Maître a dit : Les gens les plus sévèrement châtiés au Jour de la Résurrection seront le savant dont Allah n’a tiré aucun profit de sa science ; son péché appartient à la même catégorie que celui des Juifs. Allah sait parfaitement. » [al-Furūʿ 1/526 (2/243)]. 235 – Le ṭawāf dans la Mosquée sacrée est plus méritoire que la prière qui y est accomplie. Ibn Muflih dit : « Le sens apparent des propos d’Ibn al-Jawzī et d’autres est que le ṭawāf est supérieur. »
(1) Al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘lī, p. 95-96. (2) Al-Fatāwā, vol. 7, p. 586 ; Al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘lī, p. 95.
٢٣٢ - تعلم العلم وتعليمه يدخل بعضه في الجهاد: ٢٣٣ - والجهاد الذي يكون في حق منشئه تطوعا: - قال ابن مفلح: (وقد ذكر شيخنا أن تعلم العلم وتعليمه يدخل بعضه في الجهاد، وأنه من نوع الجهاد من جهة أنه من فروض الكفايات. قال: والمتأخرون من أصحابنا أطلقوا القول: أفضل ما تُطوّع به الجهاد، وذلك لمن أراد أن ينشئه تطوّعا باعتبار أنه ليس بفرض عين عليه، باعتبار أن الفرض قد سقط عنه، فإذا باشره وقد سقط الفرض فهل يقع فرضا أو نفلا؟ على وجهين كالوجهين في صلاة الجنازة إذا أعادها بعد أن صلاها غيره، وانبنى على الوجهين جواز فعلها بعد العصر والفجر مرة ثانية، والصحيح أن ذلك يقع فرضا، وأنه يجوز فعلها بعد العصر والفجر، وإن كان ابتدأ الدخول فيه تطوعا كما في التطوع الذي يلزم بالشروع، فإنه كان نفلا ثم يصير إتمامه واجبا) [الفروع ١/ ٥٢٦ (٢/ ٣٤٣)] (١). ٢٣٤ - ذنب العالم الذي لم ينفعه علمه من جنس ذنب اليهود: - قال ابن مفلح: (قال شيخنا: أشد الناس عذابا يوم القيامة عالم لم ينفعه الله بعلمه، فذنبه من جنس ذنب اليهود، والله أعلم) [الفروع ١/ ٥٢٦ (٢/ ٢٤٣)] (٢). ٢٣٥ - الطواف في المسجد الحرام أفضل من الصلاة فيه: - قال ابن مفلح: (ظاهر كلام ابن الجوزي وغيره: أن الطواف أفضل
(١) «الاختيارات» للبعلي (٩٥ - ٩٦). (٢) «الفتاوى» (٧/ ٥٨٦)، «الاختيارات» للبعلي (٩٥).