ainsi que par la prière qu’il accomplit – paix et salut sur lui – vêtu d’une khamîṣa ornée de motifs ; il déclara : « Elle vient à l’instant de me distraire de ma prière. » Dans une version rapportée par al-Bukhârî, il ajouta : « Je crains qu’elle ne me tente. » Ils invoquent aussi que l’œuvre du cœur, même prolongée, est plus difficile à prémunir que l’œuvre des membres. Toutefois, l’intention de notre Maître concerne l’au-delà : le fidèle est gratifié pour ce qu’il réalise dans son for intérieur (1). Nous reviendrons sur ce point au chapitre du jeûne surérogatoire. [Al-Furūʿ 1/492-493]
(1) Ibn Qundus note dans sa Ḥâshiya sur al-Furûʿ : « La formule correcte est : “il n’est pas récompensé”, à l’instar de l’exhibitionniste (murayyî), car son acte est nul et il n’y a pour lui aucune récompense, bien au contraire une culpabilité, puisqu’il est illicite. »
Al-Mardâwî, dans Tasḥîḥ al-Furûʿ, observe : « C’est ainsi qu’on lit dans les manuscrits, mais l’expression exacte est : “et qu’il n’est pas récompensé”, avec l’ajout du “ne”, autrement dit : “il n’est pas récompensé, comme l’exhibitionniste” – c’est ce qu’a dit notre cheikh, à savoir Ibn Qundus. »
Ibn Naṣr Allâh retient ce sens littéral en expliquant que, pour les juristes, baṭîl (nul) s’oppose à ṣaḥîḥ (valide), et que ce dernier est ce qui libère la créance (al-dhimma). Ainsi, l’affirmation « son jeûne et son pèlerinage sont nuls » signifie qu’il n’a pas été acquitté de son obligation, non qu’il ne soit pas récompensé dans l’au-delà ; la sunna atteste en effet la récompense de ce qu’il a accompli et le châtiment de ce qu’il a négligé, même si son acte est nul. Cette interprétation est plus pertinente que la première. » E. H.
عليه السلام في خميصة لها أعلام، وقال: «إنها ألهتني آنفا عن صلاتي»، وفي رواية للبخاري: «أخاف أن تفتنني»، وبأن عمل القلب ولو طال أشق احترازا من عمل الجوارح، لكن مراد شيخنا بالنسبة إلى الآخرة، وأنه يثاب على ما أتى به من الباطل (١)، ويأتي في صوم النفل) [الفروع ١/ ٤٩٢ ــ ٤٩٣
(١) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (صوابه: لا يثاب، مثل المرائي، فإن عمله باطل لا ثواب له عليه بل يأثم، لأنه حرام) ا. هـ.
وقال المرداوي في «تصحيح الفروع»: (كذا في النسخ، وصوابه: وأنه لا يثاب، بزيادة «لا»، أي: لا يثاب، مثل المرائي، كذا قال شيخنا ــ يعني: ابن قندس ــ.
وأجراه ابن نصر الله على ظاهره، وقال: لأن الباطل في عرف الفقهاء ضد الصحيح، والصحيح ما أبرأ الذمة، فقولهم: بطل صومه وحجّه، بمعنى: لم تبرأ ذمّته منه، لا بمعنى: أنه لا يثاب عليها في الآخرة، بل جاءت السنة بثوابه على ما فعله، وبعقابه على ما تركه، ولو كان باطلا. انتهى وهو أولى من الأول) ا. هـ.