Chapitre : Ce qui, dans la prière, est recommandé, licite, réprouvé ou annulatoire
212 – Se prosterner sur une image
Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre shaykh en a réprouvé la prosternation dessus (1) ; la question a déjà été évoquée, dans la partie consacrée à l’habillement, à propos de la dissimulation de la ʿawra (2). » (al-Furūʿ 1/485 [2/277])
213 – Lorsque deux lettres distinctes s’échappent au cours de la prière pour une excuse
214 – Le rire éclatant durant la prière
Ibn Mufliḥ dit : « Si, s’étant assoupi, le prieur se met à parler, ou si, au cours de sa récitation, des paroles lui échappent involontairement, ou encore s’il est dominé par la toux, l’éternuement, le bâillement ou ce qui leur ressemble, de sorte que deux lettres distinctes soient prononcées, la prière n’en est pas annulée – c’est l’avis “w”. On a dit aussi qu’il est alors assimilé à celui qui parle par oubli ; mais si cela ne résulte pas d’une contrainte, la prière est caduque. Notre shaykh a déclaré : c’est comparable au simple souffle – et même plus digne encore de ne pas invalider –, et l’avis le plus apparent est que seule l’éclat de rire annule la prière, même si deux lettres distinctes ne sont pas émises. » (al-Furūʿ 2/287) (3)
215 – Les fautes de langue dans la récitation par incapacité
Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre shaykh a dit : Il n’y a pas de mal à sa récitation lorsqu’il en est empêché (4). Et il entendait par là autre chose que… »
(1) c’est-à-dire la sourate.
(2) al-Furû‘, t. I, p. 353.
(3) al-Fatâwâ, t. 22, p. 621–624 ; al-Ikhtiyârât d’al-Bâlî, p. 89.
(4) Ibn Qundus, dans sa Ḥâshiya sur al-Furû‘, précise : « c’est-à-dire, s’il est incapable de corriger le laḥn (erreur de récitation), il n’y a pas de mal à ce qu’il récite de façon malhûn (erronée). »
باب ما يستحب في الصلاة أو يباح،
أو يكره، أو يبطلها
٢١٢ - السجود على الصورة:
- قال ابن مفلح: (وكره شيخنا السجود عليها (١)، وسبق في اللباس من ستر العورة (٢)) [الفروع ١/ ٤٨٥ (٢/ ٢٧٧)].
٢١٣ - من بان منه حرفان في الصلاة لعذر:
٢١٤ - والقهقهة في الصلاة:
- قال ابن مفلح: (وإن نام فتكلم أو سبق على لسانه حال قراءته أو غلبه سعال أو عطاس أو تثاؤب ونحوه فبان حرفان لم تبطل «و»، وقيل: هو كالناسي، وإن لم يغلبه بطلت، وقال شيخنا: هي كالنفخ بل أولى، بأن لا تبطل، وأن الأظهر: تبطل بالقهقهة فقط، وإن لم يبن حرفان) [الفروع (٢/ ٢٨٧)] (٣).
٢١٥ - اللحن في القراءة مع العجز:
- قال ابن مفلح: (قال شيخنا: ولا بأس بقراءته عجزا (٤). ومراده غير
(١) أي الصورة.
(٢) «الفروع» (١/ ٣٥٣).
(٣) «الفتاوى» (٢٢/ ٦٢١ - ٦٢٤)، «الاختيارات» للبعلي (٨٩).
(٤) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (أي: إذا عجز عن إصلاح اللحن لا بأس أن يقرأ ملحونا).