207 – Conclure l’invocation par l’« âmîn ».
Ibn Mufliḥ, dans son exposé des règles de bienséance de l’invocation, déclare : « L’auditeur prononce “âmîn”. Le fait de ponctuer la supplication de cette formule et de la clore par elle est appuyé par les récits prophétiques. Notre shaykh a, lui aussi, indiqué que l’on termine ainsi. » (al-Furūʿ 1/459 [2/239]) (1).
208 – Lever le regard vers le ciel lors de l’invocation.
Ibn Mufliḥ dit : « Il est réprouvé de lever son regard ; c’est ce qu’al-Ghunya a rapporté au titre des convenances, et c’est l’avis de Shurayḥ et d’autres. L’expression de plusieurs savants, toutefois, laisse entendre le contraire (2). Dans Al-Ajwiba al-Miṣriyya al-Uṣūliyya, notre shaykh a retenu cette seconde opinion, se fondant sur le fait que le Prophète ﷺ l’a fait – hadith rapporté par W: M Sh. Il ajoute : certains de nos condisciples signalent qu’il existe, parmi nous, une divergence sur le caractère réprouvé de ce geste. Et notre shaykh de conclure : « Je n’ai connaissance d’aucun savant qui l’ait jugé recommandé. » » (al-Furūʿ 1/459-460 [2/239]).
209 – L’exaucement s’éloigne de celui qui se nourrit de l’illicite.
210 – Prééminence du rappel du cœur sur celui de la langue.
Ibn Mufliḥ affirme : « Sa condition (3) est la sincérité. Al-Ājurrī ajoute : et l’évitement de l’illicite. D’après la formulation d’Ibn al-Jawzī et d’autres, cela relève de la bienséance. Notre shaykh précise que l’exaucement devient alors peu probable, sauf pour l’homme contraint ou victime d’une injustice. Il ajoute : le rappel du cœur seul surpasse le rappel de la langue seule. » (al-Furūʿ 1/460 [2/240]) (4).