Ou bien il visait l’invocation de crainte (rahba), ainsi que l’ont signalé Ibn ʿAqîl et d’autres : on accomplit alors cette invocation en présentant le dos des paumes, à l’instar de la demande de pluie que fit le Prophète ﷺ. Certains, il est vrai, ont rapporté une autre version, et plusieurs savants parlent plus largement du simple fait de lever les mains, de sorte que l’expression laisse entendre que l’on procède comme dans les autres invocations ; tel est l’avis retenu par notre shaykh. Il explique : « Si les deux paumes se sont retrouvées tournées vers le ciel, c’est en raison de l’ampleur du geste, non par intention ; lorsqu’il veut réellement les orienter, c’est l’intérieur des paumes qu’il présente. Et si telle avait été son intention, il existe d’autres positions plus nombreuses et plus connues. » Il ajoute : « Aucun de ceux qui jugent qu’il faut lever les mains au qunût n’a dit qu’il convenait d’en diriger le dos ; c’est bien l’intérieur (1) que l’on présente. » (al-Furūʿ 1/457 [2/234]) (2).
205 – Conclure l’invocation par la louange et la glorification.
Ibn Mufliḥ, dans son exposé des règles de bienséance de l’invocation, dit : « On commence par louer Allah et Le glorifier ; notre shaykh et d’autres précisent : et l’on termine également ainsi. » (al-Furūʿ 1/457 [2/235]) (3).
206 – L’excès (iʿtidāʾ) dans l’invocation.
Ibn Mufliḥ déclare : « Selon certains, l’exagération dans l’invocation est simplement réprouvée ; notre shaykh la déclare illicite, s’appuyant sur la parole du Très-Haut : « En vérité, Allah n’aime pas les outranciers » (al-Aʿrāf, 55), ainsi que sur d’autres textes. L’abus peut concerner aussi bien la manière même de demander que l’objet demandé (4). » (al-Furūʿ 1/458 [2/237]) (5).
(1) Dans la première édition : « an », cette particule étant rétablie dans la deuxième édition.
(2) Voir : al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘lī, p. 86.
(3) Al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘lī, p. 86.
(4) Dans sa Hachiyya sur al-Furu‘, Ibn Qundus précise : « Notre cheikh expliquait que l’agression porte à la fois sur la demande et sur l’objet demandé : demander quelque chose que l’on n’est pas autorisé à réclamer – par exemple l’exécution d’une personne qui ne le mérite pas – ou solliciter ce qui n’appartient pas à ses droits. »
(5) Al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘lī, p. 87.
أو مراده دعاء الرهبة على ما ذكر ابن عقيل وجماعة: أن دعاء الرهبة بظهر الكفّ، كدعاء النبي ﷺ في الاستسقاء، مع أن بعضهم ذكر فيه وجها، وأطلق جماعة الرفع فيه، فظاهره: كغيره، واختاره شيخنا، وقال: صار كفّهما نحو السماء لشدّة الرفع لا قصدا له، وإنما كان يوجّه بطنهما مع القصد، وأنه لو كان قصده فغيره أكثر وأشهر. قال: ولم يقل أحد ممن يرى رفعهما في القنوت أنه (١) يرفع ظهورهما، بل بطونهما) [الفروع ١/ ٤٥٧ (٢/ ٢٣٤)] (٢).
٢٠٥ - ختم الدعاء بالحمد والثناء:
- قال ابن مفلح ــ ضمن ذكره لآداب الدعاء ــ: (والبدأة بحمد الله والثناء عليه، قال شيخنا وغيره: وختمه به) [الفروع ١/ ٤٥٧ (٢/ ٢٣٥)] (٣).
٢٠٦ - الاعتداء في الدعاء:
- قال ابن مفلح: (وظاهر كلام بعضهم يكره الاعتداء في الدعاء، وحرّمه شيخنا، واحتج بقوله تعالى: ﴿إِنَّهُ لَا يُحِبُّ الْمُعْتَدِينَ﴾ [لأعراف: ٥٥]، وبالأخبار فيه، قال: ويكون في نفس الطلب، وفي نفس المطلوب (٤)) [الفروع ١/ ٤٥٨ (٢/ ٢٣٧)] (٥).
(١) في ط ١: (أن)، والمثبت من ط ٢.
(٢) انظر: «الاختيارات» للبعلي (٨٦).
(٣) «الاختيارات» للبعلي (٨٦).
(٤) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (أي: قال شيخنا: ويكون الاعتداء في الطلب وفي نفس المطلوب، مثل أن يسأل شيئا لا يشرع له سؤاله، كإهلاك من لا يستحق ذلك، أو يسأل شيئا ليس من أهله) ا. هـ.
(٥) «الاختيارات» للبعلي (٨٧).