– Il a encore dit : « Ibn al-Mundhir a retenu, dans son ouvrage al-Ishrāf, que le fidèle récite pendant les silences de l’imam ; s’il reste quelque partie de la Fātiḥa, il la dit lors des courtes pauses de l’imam, et s’il en reste encore, qu’il l’achève quand l’imam s’incline. »
Shaykh Taqī al-Dīn Ibn Taymiyya a répliqué : « Aucun savant n’a jamais soutenu une telle opinion. » [al-Nukat ʿalā al-Muḥarrar 1/61]
188 – S’il perçoit un murmure sans en comprendre le sens
Ibn Mufliḥ déclare : « S’il n’entend qu’un murmure indistinct et n’en saisit pas les paroles, il ne récite rien. » C’est la version transmise par la majorité. D’après une autre version – que notre shaykh a retenue – il doit au contraire réciter. [al-Furūʿ 1/428 (1/192-193)] (1)
189 – L’invocation d’ouverture, la demande de protection et la basmala du maʾmūm
Ibn Mufliḥ rapporte : « Ibn al-Jawzī a estimé que la récitation du maʾmūm pendant que l’imam récite à voix basse est préférable à son invocation d’ouverture. Notre shaykh l’a jugé dans l’erreur et a dit : selon Aḥmad et la plupart de ses disciples, l’invocation d’ouverture est prioritaire, car l’écoute remplace la récitation. » [al-Furūʿ 1/430 (2/194-195)] (2)
190 – Celui qui ignore ce que son imam a récité
Ibn Mufliḥ dit : « Si le fidèle ne sait pas ce que son imam a récité, cela ne lui nuit pas. Selon un autre avis, il doit la compléter lui-même ; selon un troisième, sa prière est caduque. Ibn Aṣram a rapporté qu’il doit refaire la prière. Abū Isḥāq a expliqué : “Parce qu’il ne sait pas si la sourate al-Fātiḥa (al-Ḥamd) a été récitée ou non, alors qu’aucun empêchement ne l’empêchait d’écouter.” Quant à notre shaykh, il considère que la cause en est son abandon de l’écoute attentive, obligatoire. » [al-Furūʿ 1/430-431 (2/195)] (3)