la Souveraine des versets du Coran », avis qu’ont également rapporté Isḥāq b. Rāhawayh et d’autres, ainsi que notre shaykh, lequel a déclaré : « C’est bien ce qu’énoncent les textes révélés. Toutefois, d’après Isḥāq et d’autres, cette suprématie doit être comprise au regard de l’abondance ou de la rareté de la récompense. » (1)
181 – Le mérite de la sourate al-Ikhlāṣ
Ibn Mufliḥ écrit : « Dans les deux Ṣaḥīḥ, à propos de “Dis : Il est Allah, l’Unique”, on lit : “Elle représente un tiers du Coran et elle équivaut à un tiers du Coran.” Aḥmad l’a également rapporté.
Notre shaykh commente : Les significations du Coran se regroupent en trois catégories : l’Unicité (tawḥīd), les récits, et les ordres et interdictions. “Dis : Il est Allah, l’Unique” renferme un tiers du tawḥīd. Lorsqu’il est dit que sa rétribution équivaut à un tiers du Coran, l’équivalence entre deux choses indique leur égalité quantitative, non leur similitude qualitative, comme dans la parole : « …ou l’équivalent de cela en jeûne » (al-Mâʾidah, 95). Il n’est donc pas permis de se dispenser, en la récitant trois fois, de la lecture du reste du Coran, car on a besoin des prescriptions, des interdictions et des récits, tout comme celui qui possède un type de richesse, fût-il noble, ne peut se passer des autres. » (2)
182 – Traduire le sens du Coran
Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre shaykh a dit : Il est approprié, en cas de nécessité, d’en proposer une traduction à celui qui a besoin de le comprendre par ce moyen. D’autres ont exprimé la même idée, et l’avertissement véhiculé par le Coran est alors atteint même sans … » (3)