mots, comme lorsqu’il dit, dans les Taḥiyyāt : « at, at », ou « at-taḥi, at-taḥi » ; dans la salutation finale : « as, as » ; ou dans le takbîr : « akkkbar », et ainsi de suite. Tout porte à croire que cela annule la prière ; s’il est imâm, il corrompt même la prière des fidèles, si bien que la prière – plus grand des actes d’adoration – devient pour lui un facteur d’éloignement d’Allah plus grave que les grands péchés.
Quant à ce qui, parmi ces répétitions, ne fait pas invalider la prière, c’est détestable : on s’écarte de la Sunna, on se détourne de la voie et de la guidée du Messager d’Allah ﷺ et de l’exemple de ses Compagnons. Il peut en outre élever la voix, importuner ceux qui l’entendent et pousser les gens à le décrier ; il cumule ainsi l’obéissance à Satan, la violation de la Sunna, la pratique des pires nouveautés, la torture de soi, la perte de temps, l’occupation par ce qui diminue sa récompense, la privation de ce qui lui serait plus profitable, l’exposition à la critique d’autrui et l’égarement de l’ignorant qui le prendra pour modèle – car ce dernier dira : « S’il ne s’agissait pas de la meilleure manière, il ne l’aurait pas choisie. » Pareil comportement traduit une mauvaise opinion de la Sunna, que l’on juge insuffisante en soi ; il révèle une âme chancelante, livrée à Satan, jusqu’à ce qu’il redouble de convoitise à son égard. L’intéressé s’expose alors à un durcissement du décret divin comme sanction, demeure dans l’ignorance et se complaît dans la confusion de l’esprit. Abû Ḥâmid al-Ghazâlî et d’autres ont en effet déclaré : « La waswasa provient soit de l’ignorance de la Loi, soit d’un dérangement mental ; l’un comme l’autre comptent parmi les pires défauts et tares. » [Ighâthat al-Lahfân 1/216-217]
171 – Faire entendre à soi-même la takbîrat al-iḥrâm, les formules obligatoires et la Fātiḥa
Ibn Mufliḥ dit : « C’est un pilier, à hauteur de ce que le prieur s’entend lui-même ; en cas d’empêchement, l’obligation est réputée accomplie du moment qu’il aurait pu s’entendre. Notre shaykh a retenu qu’il suffit d’articuler les lettres, même sans les entendre, et il en a fait l’un des deux avis – de même pour tout dhikr obligatoire. Il faut entendre par là que l’imâm prononce à voix basse le taḥmîd, comme le laissent clairement entendre les propos du Qâḍî. Certains hanafites ont adopté la même position que notre shaykh. » [al-Furūʿ 1/410-411 (2/166)]
الكلمة، كقوله في التحيات: ات ات، التحي التحي، وفي السلام: اس اس، وقوله في التكبير: أكككبر، ونحو ذلك؛ فهذا الظاهر: بطلان الصلاة به، وربما كان إمامًا فأفسد صلاة المأمومين، وصارت الصلاة ــ التي هي أكبر الطاعات ــ أعظم إبعادا له عن الله من الكبائر، وما لم تبطل به الصلاة من ذلك: فمكروه، وعدول عن السنة، ورغبة عن طريقة رسول الله ﷺ وهديه، وما كان عليه أصحابه؛ وربما رفع صوته بذلك فآذى سامعيه، وأغرى الناس بذمه والوقيعة فيه، فجمع على نفسه طاعة إبليس، ومخالفة السنة، وارتكاب شر الأمور ومحدثاتها، وتعذيب نفسه، وإضاعة الوقت، والاشتغال بما ينقص أجره، وفوات ما هو أنفع له، وتعريض نفسه لطعن الناس فيه، وتغرير الجاهل بالإقتداء به؛ فإنه يقول: لولا أن ذلك أفضل لما اختاره لنفسه، وإسأة الظن بما جاءت به السنة، وأنه لا يكفي وحده، وانفعال النفس وضعفها للشيطان، حتى يشتد طمعه فيه، وتعريضه نفسه للتشديد عليه بالقدر عقوبة له، وإقامته على الجهل، ورضاه بالخبل في العقل؛ كما قال أبو حامد الغزالي وغيره: الوسوسة سببها: إما جهل بالشرع، وإما خبل في العقل؛ وكلاهما من أعظم النقائص والعيوب) [إغاثة اللهفان ١/ ٢١٦ ـ ٢١٧].
١٧١ - إسماع المصلي نفسه تكبيرة الإحرام والذكر الواجب والفاتحة:
- قال ابن مفلح: (وهو ركن بقدر ما يسمع نفسه، ومع العذر بحيث يحصل السماع مع عدمه، واختار شيخنا الاكتفاء بالحروف وإن لم يسمعها، وذكره وجها «و: م» وكذا ذِكْرٌ واجب، والمراد: إلا أن الإمام يسر التحميد، كما هو ظاهر كلام القاضي، وقال بعض الحنفية كقول شيخنا) [الفروع ١/ ٤١٠ ــ ٤١١ (٢/ ١٦٦)].