il a opéré une distinction entre la viande de chameau et celle du mouton pour ce qui concerne les ablutions, et il a de même séparé le cas des chameaux de celui des moutons quant aux lieux de prière : il a ainsi interdit de prier dans les enclos à chameaux, tout en autorisant la prière dans les aires de repos des moutons. Cela montre que la question ne relève pas de la pureté ou de l’impureté rituelle. De même, lorsqu’il a ordonné de renouveler les ablutions après avoir consommé de la viande de chameau et non après avoir mangé du mouton, on comprend que la raison n’est pas que cette viande a été exposée au feu. Or, les enclos des chameaux étant un repaire du démon, ils ne sauraient être des lieux de prière, tout comme les latrines ; à la différence de leurs aires de stationnement en voyage, où la prière reste valable, car la présence démoniaque n’y est qu’occasionnelle. Par analogie, la même interdiction s’étend à la prière dans le hammam, car celui-ci est encore la demeure du démon. [Iʿlām al-Muwaqqiʿīn, 1/396]
(1) Ce propos figure in extenso sous la question n° 55 et se trouve dans al-Fatawa (vol. 20, p. 524-525).
فرّق بينها وبين لحوم الغنم في الوضوء، وفرّق بينها وبين الغنم في مواضع الصلاة؛ فنهى عن الصلاة في أعطان الإبل وأذن في الصلاة في مرابض الغنم، وهذا يدل على أنه ليس ذلك لأجل الطهارة والنجاسة، كما أنه لما أمر بالوضوء من لحوم الإبل دون لحوم الغنم علم أنه ليس ذلك لكونها مما مسَّتْه النار، ولما كانت أعطانُ الإبل مأوى الشيطان لم تكن مواضع للصلاة كالحُشوش، بخلاف مباركها في السفر؛ فإن الصلاة فيها جائزة؛ لأن الشيطان هناك عارض، وطردُ هذا المنعُ من الصلاة في الحمَّام لأنه بيت الشيطان) [إعلام الموقعين ١/ ٣٩٦] (١).
(١) هذا الكلام ضمن نص سبق ذكره بتمامه تحت المسألة رقم (٥٥)، وهو في «الفتاوى» (٢٠/ ٥٢٤ - ٥٢٥).