151 – La prière de celui qui laisse traîner son vêtement et de celui qui porte un habit safrané, garancé, ou analogue
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Ṣāliḥ a relaté qu’il est réprouvé pour l’homme de revêtir un vêtement teint au safran, à la garance ou d’un rouge uni ; d’aucuns ont dit : non, ce n’est pas réprouvé. La majorité des transmetteurs retiennent néanmoins la réprobation pour le seul safran, opinion qu’adoptaient Ibn ʿUmar et d’autres. Al-Ājurrī, le Qāḍī et d’autres encore ont mentionné l’interdiction pour l’homme de se “safraner”. Certains ont même soutenu que celui qui prie vêtu d’un tel habit — safrané, garancé ou en laissant traîner son vêtement — doit recommencer sa prière, et Abū Bakr a fait sien cet avis…
Al-Khallāl a compris la défense de se safraner comme visant le fait de teindre son corps avec cette substance lorsqu’il prie, tandis que l’auteur du Muḥarrar l’a rapportée au fait de s’en parfumer et de s’en frotter, car « le meilleur parfum de l’homme est celui dont la couleur demeure cachée alors que l’odeur se manifeste ».
Notre Shaykh a dit : cela repose sur la question suivante : l’absence d’agrément entraîne-t-elle l’invalidité de l’acte ou seulement la perte de sa récompense ? [Al-Furūʿ 1/354-355 (2/77-78)] (1)
152 – La sagesse de la houppe du turban
– Ibn al-Qayyim écrit : « Notre maître Abū al-ʿAbbās Ibn Taymiyya — qu’Allah illumine son âme au Paradis — soulignait à propos de la houppe un point remarquable : le Prophète ﷺ ne l’adopta qu’au matin du songe qu’il fit à Médine, lorsqu’il contempla le Seigneur de Majesté. Celui-ci lui dit : “Ô Muḥammad, autour de quoi débattent les membres de l’Assemblée sublime ?” Je répondis : “Je n’en sais rien.” Alors Il posa Sa main entre mes épaules et je compris ce qui se trouve entre le ciel et la terre… » Fin du ḥadith, rapporté par at-Tirmidhī. On interrogea al-Bukhārī à son sujet, il le déclara authentique.