et accompli des œuvres vertueuses, il n’y aura pas de faute pour eux à propos de ce qu’ils auront consommé. » (Al-Mâʾida, 93)
C’est pourquoi il n’est pas permis d’assister qui que ce soit, au moyen de choses permises, dans la désobéissance. Quant à la parole d’Allah : « Puis, ce Jour-là, vous serez interrogés au sujet des bienfaits » (At-Takāthur, 8), elle signifie : au sujet de la gratitude. Le serviteur est donc tenu de rendre grâce à Allah, car Allah ne châtie que pour l’abandon d’un ordre ou la commission d’un interdit.
148 – Le port, par l’homme, d’une petite quantité d’or à titre accessoire
149 – La vente de la soie à un mécréant pour qu’il la porte, et la vente d’ustensiles en or ou en argent
– Ibn al-Qayyim rapporte : « J’ai entendu Shaykh al-Islām dire : le ḥadith de Muʿāwiya autorisant l’or en morceaux concerne l’élément qui accompagne un objet sans être indépendant, tel qu’un bouton ou un galon ; le ḥadith de la khariṣa, lui, porte sur la pièce isolée, comme la bague et ce qui lui ressemble. Il n’y a donc pas de contradiction entre les deux. Et Allah sait mieux. » (Tahdhīb as-Sunan 6/202)
– Ibn Mufliḥ dit : « Il est illicite pour l’homme de porter une petite quantité d’or, même à titre accessoire ; tel est le texte explicite, tout comme pour la pièce isolée. D’une autre narration, il ressort que ce n’est pas interdit ; c’est l’avis retenu par Abū Bakr, par l’auteur du Muḥarrar et par son petit-fils.
Il ajoute : Il est permis de vendre de la soie à un mécréant et qu’il la porte, car ʿUmar envoya à son frère polythéiste ce que le Prophète ﷺ lui avait offert. Ce récit est rapporté par Aḥmad, al-Bukhārī et Muslim…»
(1) «Al-Fatāwā», vol. 22, p. 135–137, résumé.
(2) C’est-à-dire le ḥadith : «Le Messager d’Allah (paix et bénédictions sur lui) a interdit de monter le namir et de porter de l’or, sauf sous forme de fragments.»
(3) C’est-à-dire le ḥadith : «Quiconque se pare d’une khuraysa sera brûlé avec elle au Jour du Jugement.»
(4) Dans la première édition : (wa : hā’), la leçon arrêtée étant celle de la deuxième édition.
وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ جُنَاحٌ فِيمَا طَعِمُوا﴾ الآية [المائدة: ٩٣]، ولهذا لا يجوز أن يعان الإنسان بالمباحات على المعاصي، وقوله تعالى: ﴿ثُمَّ لَتُسْأَلُنَّ يَوْمَئِذٍ عَنِ النَّعِيمِ﴾ [التكاثر: ٨] أي: عن الشكر، فطالب العبد بأداء شكر الله عليه، فإنّ الله لا يعاقب إلا على ترك مأمور وفعل محظور) [الفروع ١/ ٣٤٧ (٢/ ٦٥)] (١).
١٤٨ - لبس الرجل للذهب اليسير تبعا:
١٤٩ - وبيع الحرير للكافر ليلبسه، وبيع آنية الذهب والفضة له:
- قال ابن القيم: (وسمعت شيخ الإسلام يقول: حديث معاوية في إباحة الذهب مقطعًا (٢): هو في التابع غير المفرد، كالزر والعلم ونحوه، وحديث الخريصة (٣): هو في الفرد، كالخاتم وغيره، فلا تعارض بينهما. والله أعلم) [تهذيب السنن ٦/ ٢٠٢].
- وقال ابن مفلح: (ويحرم يسير ذهب تبعا، نص عليه، كالمفرد «و»، وعنه: لا «و: هـ م» (٤) اختاره أبو بكر وصاحب «المحرر» وحفيده.
وقال: يجوز بيع حرير لكافر، ولبسه له، لأن عمر بعث بما أعطاه النبي ﷺ إلى أخ له مشرك. رواه أحمد والبخاري ومسلم ...
(١) «الفتاوى» (٢٢/ ١٣٥ - ١٣٧) باختصار.
(٢) أي: حديث: «أن رسول الله ﷺ نهى عن ركوب النمار وعن لبس الذهب إلا مقطعا».
(٣) أي: حديث: «من تحلى بخريصة كوي بها يوم القيامة».
(٤) في ط ١: (و: هـ)، والمثبت من ط ٢.