[Al-Furūʿ 1/346 (2/63)] (1). 146 – L’extravagance dans les choses licites – Ibn Mufliḥ déclare : « Quant au gaspillage dans ce qui est permis, l’avis le plus répandu est qu’il n’est pas interdit… tandis que notre shaykh le tient pour illicite. » [Al-Furūʿ 1/347 (2/64-65)] (2). 147 – La gratitude pour le bienfait du vêtement et autres – Ibn Mufliḥ dit : « Exprimer sa louange à Allah pour cela est recommandé. Dans la rubrique consacrée au banquet (walīma) (3) se trouve une divergence au sujet de la louange après le repas ; la même question se pose donc pour l’habillement. Et même si l’on juge cette louange obligatoire, son absence n’empêche pas la licéité, comme il sera expliqué dans le chapitre des aliments (4). » Notre shaykh – après avoir rappelé que quiconque se prive volontairement des choses permises, telles que manger ou se vêtir, en s’imaginant que c’est un acte méritoire, est un ignorant égaré – poursuit : « Allah a ordonné de consommer ce qui est pur et de Le remercier ; remercier consiste à Lui obéir en accomplissant les ordres et en s’abstenant des interdits. Celui qui mange sans remercier sera châtié pour avoir négligé les obligations, et les bonnes choses ne lui sont pas licites ; car Allah ne les a rendues permises qu’à celui qui s’en aide pour Son obéissance, comme Il dit : ﴿Il n’y a pas de péché pour ceux qui ont cru…﴾ »
(1) «Al-Fatawa» (vol. 22, p. 134) et en voici le texte : «L’excès dans les actes licites constitue un dépassement de la mesure et relève d’une transgression interdite, tandis qu’abandonner leurs superfluités est un ascétisme autorisé. Quant à s’abstenir totalement des pratiques licites – comme celui qui renonce à manger de la viande ou du pain, à boire de l’eau, à porter du lin ou du coton et ne porte que de la laine, et s’interdit le mariage avec les femmes, pensant que cela relève de l’ascétisme recommandé –, c’est un ignorant égaré, de même nature que les ascètes chrétiens.» (2) «Al-Fatawa» (vol. 22, p. 134). (3) «Al-Furu’» (vol. 8, p. 321, 2ᵉ éd.). (4) «Al-Furu’» (vol. 10, p. 331, 2ᵉ éd.).
[الفروع ١/ ٣٤٦ (٢/ ٦٣)] (١). ١٤٦ - الإسراف في المباحات: - قال ابن مفلح: (فأما الإسراف في المباح فالأشهر لا يحرم ... وحرّمه شيخنا) [الفروع ١/ ٣٤٧ (٢/ ٦٤ ــ ٦٥)] (٢). ١٤٧ - الشكر على نعمة اللباس ونحوها: - قال ابن مفلح: (فأما شكر الله على ذلك فمستحب، ويأتي في الوليمة (٣) خلاف في الحمد على الطعام، فيتوجه مثله في اللباس، ثم إن وجب فعدمه لا يمنع الحل على ما يأتي في الأطعمة (٤). وقال شيخنا ــ بعد أن ذكر: من امتنع من فعل المباحات، كأكل ولبس، ويظن أن هذا مستحب جاهل ضال ــ قال: أمر الله بالأكل من الطيب والشكر له، وهو العمل بطاعته بفعل المأمور، وترك المحظور، فمن أكل ولم يشكر، كان معاقبا على ما تركه من فعل الواجبات، ولم تحل له الطيبات، فإن الله إنما أحلّها لمن يستعين بها على طاعته، كما قال: ﴿لَيْسَ عَلَى الَّذِينَ آمَنُوا
(١) «الفتاوى» (٢٢/ ١٣٤) ونص كلامه: (الإسراف في المباحات هو مجاوزة الحد، وهو من العدوان المحرم، وترك فضولها هو من الزهد المباح، وأما الامتناع من فعل المباحات مطلقا كالذي يمتنع من أكل اللحم، وأكل الخبز، أو شرب الماء، أو لبس الكتان والقطن، ولا يلبس إلا الصوف، ويمتنع من نكاح النساء، ويظن أن هذا من الزهد المستحب، فهذا جاهل ضال من جنس زهاد النصارى) ا. هـ. (٢) «الفتاوى» (٢٢/ ١٣٤). (٣) «الفروع» (٨/ ٣٢١. ط ٢). (٤) «الفروع» (١٠/ ٣٣١. ط ٢).