Chapitre de l’adhân et de l’iqâma
135 – Percevoir une rémunération pour l’appel à la prière :
Voir le n° 781.
136 – Adhân prononcé par un enfant déjà capable de discernement pour des adultes :
– Ibn Mufliḥ dit : « Selon l’une des deux versions – adoptée par plusieurs savants (W : M) –, l’adhân ainsi accompli n’est pas valable, car il s’agit d’une obligation communautaire alors que l’acte de l’enfant reste surérogatoire. L’auteur d’al-Mughnî et du Muḥarrar en a donné l’explication : on ne retient pas son témoignage. Telle est bien leur position, que l’on retrouve aussi chez plusieurs spécialistes des uṣûl al-fiqh. Notre shaykh a ajouté que l’on peut en déduire deux versions, à l’image de son témoignage en justice ou de sa capacité de tutelle. » (1) [Al-Furûʿ 1/319 (2/18)] (2).
137 – Adhân proclamé par un pécheur notoire :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Le shaykh Taqî al-Dîn Ibn Taymiyya écrit, dans son Taʿlîq ʿalâ al-Muḥarrar : “Concernant l’adhân du pécheur notoire, il existe deux versions, c’est-à-dire (3) quant à sa validité. En revanche, le désigner officiellement comme muezzin ne devrait, d’un commun accord, jamais être permis, tout comme on recense deux avis à propos de l’exécution d’un jugement rendu par un pécheur lorsqu’il juge avec équité, bien que sa nomination à la magistrature soit unanimement proscrite… J’ai relevé, dans les propos du shaykh Taqî al-Dîn, ce qui indique que la charge confiée à un pécheur se fonde sur la validité de son imâma. Il a dit : ils ne divergent pas quant au fait qu’il (4) ne doit pas être nommé.” » [Al-Nukat ʿalâ …]
(1) Plus loin dans la première édition : « wa wilayatuhu » (et sa tutelle).
(2) « al-Ikhtiyarat » d’al-Baʿli, p. 57.
(3) Je ne sais pas si cette explication est de cheikh Taqi al-Din ou d’Ibn Muflih.
(4) Idem, et peut-être faut-il lire : « fi annahu » (dans le fait qu’il), comme dans « al-Ikhtiyarat » d’al-Baʿli (pp. 107-108).
باب الأذان والإقامة
١٣٥ - أخذ الأجرة على الأذن:
انظر ما يأتي برقم (٧٨١).
١٣٦ - أذان الصبي المميز للبالغين:
- قال ابن مفلح: (ولا يصح من مميّز لبالغ في رواية اختارها جماعة «و: م» لأنه فرض كفاية، وفعله نفل، وعلّله صاحب «المغني» و «المحرّر» بأنه لا يقبل خبره، كذا قالا، وذكره جماعة في أصول الفقه، وقال شيخنا: يتخرج فيه روايتان كشهادته وولايته، كذا قال (١)) [الفروع ١/ ٣١٩ (٢/ ١٨)] (٢).
١٣٧ - أذان الفاسق:
- قال ابن مفلح: (قال الشيخ تقي الدين بن تيمية في «تعليق المحرر»: وفي أذان الفاسق روايتان، أي (٣) في الإجزاء، فأما ترتيب الفاسق مؤذنا فلا ينبغي أن يجوز قولا واحدا، كما قيل في نفوذ حكم الفاسق إذا حكم بالحق وجهان وإن لم تجز توليته قولا واحدا ....
ورأيت في كلام الشيخ تقي الدين ما يدل على أن ولاية الفاسق مبنية على صحة إمامته، وقال: لم يتنازعوا فإنه (٤) لا ينبغي توليته) [النكت على
(١) بعدها في ط ١: (وولايته).
(٢) «الاختيارات» للبعلي (٥٧).
(٣) هذا البيان لا أدري هل هو للشيخ تقي الدين أو لابن مفلح؟
(٤) كذا، ولعلها: (في أنه) كما في «الاختيارات» للبعلي (١٠٧ - ١٠٨).