et si, après la conclusion du bail, le bien venait à être usurpé par une personne que le locataire est incapable d’en récupérer, le contrat ne s’en trouverait pas résilié ; le preneur aurait alors le choix entre l’annuler ou le maintenir. On interdit par ailleurs aux dhimmîs d’ériger une église nouvelle dans le territoire de l’Islam, mais on ne leur interdit pas d’en conserver une déjà existante. De même, si quelqu’un jure de ne pas se marier, de ne pas se parfumer ou de ne pas se purifier : tant qu’il persévère dans cette abstention, il ne viole pas son serment ; ce n’est qu’en commençant l’un de ces actes qu’il se rendrait parjure. Et l’on pourrait citer bien d’autres décisions semblables où l’on distingue entre l’initiation d’un acte et sa poursuite ; pour commencer, on exige des conditions qui ne sont plus requises pour le faire durer. Cela tient à la force et à la stabilité de la continuité : elle jouit d’une présomption d’existence, il est plus aisé de prévenir que de supprimer, et, dans les questions accessoires, on admet ce qu’on n’admet pas dans les questions principales ; l’acte poursuivi demeure en effet tributaire de son fondement déjà acquis. Même si aucun texte n’existait sur cette question, le raisonnement analogique suffirait à consacrer la conclusion que le texte a précisément formulée ; à plus forte raison lorsque, ici, texte et analogie convergent ! Il apparaît donc qu’il n’y a, en l’espèce, ni conflit entre général et particulier, ni opposition entre texte et analogie ; bien au contraire, les deux s’accordent. Le texte général ne vise pas le cas traité par le texte particulier ; il ne l’englobe pas, et, à supposer qu’il puisse le faire verbalement, le particulier indique qu’il n’entre pas dans son intention. Il est donc interdit d’en neutraliser la portée : il faut au contraire l’appliquer et en tenir compte. Il ne convient pas d’opposer les paroles du Messager de Dieu ﷺ les unes aux autres ; cette règle est préférable à celle qui conduit à annuler l’une des deux traditions et à écarter l’un des deux arguments. Dieu est le meilleur Guide. Ajoutons encore : le cas où vous avez déclaré la prière invalide — à savoir l’instant précis du lever du soleil — et où vous avez contredit la Sunna mériterait davantage d’être jugé valide que celui où vous prétendez suivre la Sunna. En effet, commencer la prière du ʿAṣr juste avant le coucher du soleil revient à l’entamer à un moment d’interdiction, un moment
ولو غَصَبَها بعد العقد مَن لا يقدر المستأجر على تخليصها منه لم تنفسخ الإجارة وخير المستأجر بين فسخ العقد وإمضائه، ويمنع أهل الذمة من ابتداء إحداث كنيسة في دار الإسلام ولا يمنعون من استدامتها، ولو حلف لا يتزوج ولا يتطيب أو لا يتطهر فاستدام ذلك لم يحنث وإن ابتدأه حنث، وأضعاف أضعاف ذلك من الأحكام التي يفرق فيها بين الابتداء والدوام، فيحتاج في ابتدائها إلى ما لا يحتاج إليه في دوامها، وذلك لقوة الدوام وثبوته واستقرار حكمه، وأيضًا فهو مستصحب بالأصل، وأيضا فالدافع أسهل من الرافع، وأيضًا فأحكام التّبَع يثبت فيها ما لا يثبت في المتبوعات، والمستدام تابع لأصله الثابت. فلو لم يكن في المسألة نصّ لكان القياس يقتضي صحة ما ورد به النص، فكيف وقد توارد عليه النص والقياس! ؟ فقد تبين أنه لم يتعارض في هذه المسألة عام وخاص، ولا نص وقياس، بل النص فيها والقياس متفقان، والنص العام لا يتناول مورد الخاص ولا هو داخل تحت لفظه، ولو قدر صلاحية لفظه له فالخاص بيان لعدم إرادته، فلا يجوز تعطيل حكمه وإبطاله، بل يتعين إعماله واعتباره، ولا تضرب أحاديث رسول الله ﷺ بعضها ببعض، وهذه القاعدة أولى من القاعدة التي تتضمن إبطال إحدى السنتين وإلغاء أحد الدليلين، والله الموفق. ثم نقول: الصورة التي أبطلتم فيها الصلاة ــ وهي حالة طلوع الشمس ــ وخالفتم السنة أولى بالصحة من الصورة التي وافقتم فيها السنة، فإنه إذا ابتدأ العصر قبل الغروب فقد ابتدأها في وقت نهي، وهو وقت