la sunna du fajr ; il ordonna également à celui qui avait déjà prié chez lui puis se rendait dans une mosquée où l’on priait en communauté de prier avec eux, cette prière comptant alors pour lui comme une prière surérogatoire ; il formula expressément cet ordre pour la prière de l’aube – qui est d’ailleurs la raison même du ḥadith – et il prescrivit à celui qui entre pendant que l’imâm prononce le khuṭba de se lever pour accomplir la prière de salutation de la mosquée avant de s’asseoir. De plus, l’injonction de parachever la prière alors que le soleil s’est levé est un ordre de la poursuivre, non d’en entamer une nouvelle ; de même, la défense de prier à ce moment-là vise le commencement, non la continuité. Il n’a pas dit : « Ne complétez pas la prière à ce moment », mais bien : « Ne priez pas. » Quelle différence, donc, entre les dispositions relatives au début et celles relatives à la durée, différence que confirment le Texte, le consensus et l’analogie ! On ne déduit donc pas les règles de la continuité de celles du commencement, ni l’inverse, dans la plupart des questions de la Sharīʿa. Ainsi : – l’état de sacralisation (iḥrām) empêche de contracter un mariage ou de se parfumer au moment de l’engagement, mais non d’en poursuivre les effets ; – le mariage est incompatible, au moment de sa conclusion, avec la présence d’une ʿidda ou d’une apostasie, mais non avec leur persistance par la suite ; – l’état d’impureté rituelle invalide le commencement du passage mouillé sur les khuffs sans en interrompre la continuité ; – la disparition de la crainte de la tentation sexuelle interdit de nouveau le mariage avec une esclave au moment de le contracter, mais non de le maintenir, selon l’avis majoritaire ; – la fornication commise par l’épouse fait obstacle à la conclusion du contrat matrimonial, non à sa continuation, selon l’imâm Aḥmad et ceux qui le suivent ; – l’absence d’intention d’adoration invalide l’ouverture de l’acte cultuel, non sa poursuite ; – la perte de l’égalité de rang (kafāʾa) empêche le caractère contraignant du mariage à l’origine, non son maintien ; – l’accession à la richesse interdit de recevoir la zakāt au départ, sans l’interdire à celui qui la perçoit déjà ; – la mise sous tutelle pour prodigalité ou folie rend nulle la conclusion d’un contrat par l’incapable, mais non le contrat déjà conclu ; – la survenue, après qu’un jugement eut été rendu, d’un motif d’inaptitude à témoigner – dépravation, mécréance ou inimitié – n’empêche pas l’exécution du jugement, alors qu’elle eût interdit de recevoir ce témoignage au départ ; – la capacité de s’acquitter d’une expiation pécuniaire interdit de la remplacer par le jeûne au début, non en cours d’exécution ; – la possibilité d’offrir l’offrande compensatoire (hady) pour le tamattuʿ empêche, au départ, de se rabattre sur le jeûne, non après coup ; – la présence d’eau interdit, par consensus, d’entrer dans l’état de tayammum ; quant à savoir si elle oblige à interrompre la prière commencée avec le tayammum, la question fait l’objet d’une controverse ; – enfin, il n’est pas permis de louer un bien usurpé à quelqu’un qui est incapable d’en obtenir la restitution.
سنة الفجر، وأمر من صلّى في رَحْله ثم جاء مسجد جماعة أن يصلي معهم وتكون له نافلة، وقاله في صلاة الفجر، وهي سبب الحديث، وأمر الداخلَ والإمام يخطب أن يصلي تحية المسجد قبل أن يجلس. وأيضا فإن الأمر بإتمام الصلاة وقد طلعت الشمس فيها أمر بإتمام لا بابتداء، والنهي عن الصلاة في ذلك الوقت نهيٌ عن ابتدائها لا عن استدامتها، فإنه لم يقل: لا تتموا الصلاة في ذلك الوقت، وإنما قال: لا تصلوا، وأين أحكام الابتداء من الدوام وقد فرق النص والإجماع والقياس بينهما؟ ! فلا تؤخذ أحكام الدوام من أحكام الابتداء، ولا أحكام الابتداء من أحكام الدوام في عامة مسائل الشريعة، فالإحرام ينافي ابتداء النكاح والطيب دون استدامتهما، والنكاح ينافي قيام العدة والردة دون استدامتهما، والحدث ينافي ابتداء المسح على الخفين دون استدامته، وزوال خوف العَنَت ينافي ابتداء النكاح على الأمة دون استدامته عند الجمهور، والزنا من المرأة ينافي ابتداء عقد النكاح دون استدامته عند الإمام أحمد ومن وافقه، والذهول عن نية العبادة ينافي ابتداءها دون استدامتها، وفقد الكفاءة ينافي لزوم النكاح في الابتداء دون الدوام، وحصول الغنى ينافي جواز الأخذ من الزكاة ابتداء ولا ينافيه دواما، وحصول الحَجْر بالسفه والجنون ينافي ابتداء العقد من المحجور عليه ولا ينافي دوامه، وطَريَان ما يمنع الشهادة من الفسق والكفر والعداوة بعد الحكم بها لا يمنع العمل بها على الدوام ويمنعه في الابتداء، والقدرة على التكفير بالمال تمنع التكفير بالصوم ابتداء لا دوامًا، والقدرة على هدي التمتع تمنع الانتقال إلى الصوم ابتداء لا دوامًا، والقدرة على الماء تمنع ابتداء التيمم اتفاقًا، وفي منعه لاستدامة الصلاة بالتيمم خلاف بين أهل العلم، ولا يجوز إجارة العين المغصوبة ممن لا يقدر على تخليصها،