de l’esclave est celle de son maître ; il ressort par ailleurs que la selle d’une monture appartient à son propriétaire. Ainsi, si deux hommes se disputaient la selle posée sur la monture de l’un d’eux, elle serait attribuée à ce propriétaire ; la selle est donc assimilée au turban de l’esclave. Selon l’école d’al-Shâfiʿî, l’aveu ne porte pas sur la seconde chose ; l’aveuateur doit le turban de l’esclave, non la selle de la monture, car l’animal ne possède pas de « main » juridique. Certains de nos condisciples ont rapporté cette opinion comme étant aussi la nôtre. Il a été dit encore, pour l’ensemble des cas, que la question diffère de celle du contenant et de son contenu ; c’est là un avis singulier. D’autres ont affirmé que, si l’aveuateur mentionne d’abord le contenu, il n’avoue que celui-ci ; s’il le cite en second, il n’avoue alors que le contenant. Ibn Ḥâmid a retenu la première thèse ; le Qâḍî l’a appuyée, ses disciples l’ont suivi, plaçant ainsi la divergence face à Abû Ḥanîfa. Le Qâḍî fait valoir que l’on reconnaît ici une chose dans son emplacement ; l’aveu doit donc porter sur la chose seule, non sur l’emplacement, comme lorsqu’on déclare : « Je t’ai usurpé une monture dans une écurie », ou : « un palmier dans un verger ». Abû Ḥanîfa rétorque que, d’ordinaire, le mouchoir accompagne le vêtement. Le Qâḍî lui répond : « Il ne suit pas le vêtement ; la preuve en est que, si l’on vend le vêtement, le mouchoir n’est pas inclus dans la vente. » Abû Ḥanîfa argumente encore : si l’on dit « Je lui ai usurpé une monture avec sa selle », l’obligation de restituer la selle s’impose, de même que dans « un vêtement avec son enveloppe ». Le Qâḍî réplique : « Nous ne te concédons pas cela ; l’aveu porte sur la monture seule, non sur la selle. » Shaykh Taqî ad-Dîn distingue, à juste titre, les cas où les deux objets sont habituellement liés l’un à l’autre : le fourreau et l’épée, la monture d’un anneau et sa pierre, etc. Là, l’aveu englobe les deux. Il en va de même pour l’huile dans l’outre ou les dattes dans le sac ; dans ces exemples, la formulation ne vise pas le récipient comme tel, si ce n’est de façon secondaire. Tel est le contenu exact de ses paroles. ⦗al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/495-497⦘
العبد على عمامته ويده ليد سيده، والظاهر أن سرج الدابة لصاحبها، ولهذا لو تنازع رجلان سرجا على دابة أحدهما كان لصاحبها، فهو كعمامة العبد. ومذهب الشافعي لا يكون مقرًا بالثاني، ويلزمه عمامة العبد لا سرج الدابة، لأنه لا يد للدابة، وحكاه بعض أصحابنا قولًا لنا. وقيل في الكل: خلاف الظرف والمظروف، وهذا غريب. وقيل: إن قدم المظروف فهو مقر به وحده، وإن أخره فهو مقر بظرفه وحده. واختار ابن حامد الوجه الأول، ونصره القاضي، وتبعه أصحابه، ونصبوا الخلاف مع أبي حنيفة، واحتج القاضي بأنه أقر بشيء في محله، فوجب أن يكون إقراراً بالشيء دون المحل، كما لو قال: غصبتك دابة في اصطبل، أو نخلة في بستان. واحتجَّ أبو حنيفة بأن المنديل في الثوب في العادة، فقال القاضي: ليس يتبع الثوب، ألا تراه لو باع الثوب لم تدخل المنديل تبعاً له. واحتجَّ أبو حنيفة بما لو قال: غصبته دابة بسرجها، فإنَّه يلزمه السرج، وكذلك إذا قال: ثوب بلفافة، فقال القاضي: لا نسلم لك هذا، بل يكون إقراراً بالدابة دون السرج. وقال الشيخ تقي الدين: الواجب أن يفرَّق بين ما يتصل أحدهما بالآخر عادة كالقراب في السيف، والخاتم في الفص، فإنه إقرار بهما، وكذلك الزيت في الزق، والتمر في الجراب، فإن ذلك لا يتناول نفس الظرف إلا نوعًا. هذا كلامه) [النكت على المحرر: ٢/ ٤٩٥ - ٤٩٧].