Shaykh Taqî ad-Dîn commente : cela s’appuie sur son principe relatif aux ẓurûf (compléments circonstanciels), ou bien sur le fait que fawq (« au-dessus ») implique l’augmentation, à la différence de taḥt (« au-dessous »). Il ajoute : « Apparemment, l’analogie suit ici la question des ẓurûf ; toutefois, le Qâḍî distingue les deux cas : dans le premier, l’aveu porte sur une somme déterminée, alors qu’ici il la déclare indéterminée. Dans al-Kâfî et ailleurs, on décide qu’avec l’expression maʿa (« avec ») il est tenu à deux dirhams, et l’on rapporte deux avis pour fawq et taḥt ; la question reste toutefois sujette à examen. » ⦗2/490⦘ [al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar] 1632 – S’il dit : « Je lui dois un dirham, non, plutôt deux dirhams », ou : « deux dirhams, non, plutôt un dirham » : – Ibn Mufliḥ rapporte : (son propos (1) : « ou : un dirham, non, plutôt deux dirhams ; ou : deux dirhams, non, plutôt un dirham ; il est redevable de deux dirhams. ») Pour la première hypothèse, la plupart tranchent sans réserve en ce sens : il ne fait que nier la limitation à un seul dirham et affirme qu’il y ajoute quelque chose ; l’affaire s’apparente donc à la formule : « un dirham, voire davantage », qui n’oblige jamais à verser plus de deux. Tel est l’avis d’ash-Shâfiʿî et d’autres. Al-Riʿâya mentionne néanmoins une opinion selon laquelle trois dirhams seraient dus. Ibn ʿAbd al-Qawî déclare : c’est aussi ce qu’implique la formule « un dirham, non, plutôt un dirham », et c’est l’avis de Zufar et Dâwûd. Les paroles des maîtres laissent entrevoir une distinction entre le cas présent et l’expression « un dirham, non, plutôt un dirham » : dans le premier, il s’agit d’une coordination à visée corrective, dans le second, ce n’est pas le cas ; qu’on y réfléchisse. Quant à la seconde hypothèse, je n’ai trouvé aucune divergence : l’intéressé a reconnu une dette, puis s’est rétracté partiellement, ce qui constitue un retrait d’un droit d’autrui ; cela n’est donc pas recevable.
(1) C’est-à-dire : l’auteur du « Muharrar ».
قال الشيخ تقي الدين: بناء على أصله في الظروف، أو لأن الفوق الزيادة، بخلاف تحت. ثم قال: هذا في الظاهر قياس مسألة الظروف، لكن فرق القاضي أن المقر به معين، وهنا ادعاه أنه مطلق، وقطع في «الكافي» وغيره أنه يلزمه في «مع» درهمان، وحكى الوجهين في «فوق» و «تحت»، وفيه نظر) [النكت على المحرر: ٢/ ٤٩٠]. ١٦٣٢ - إذا قال: له علي درهم بل درهمان، أو درهمان بل درهم: - قال ابن مفلح: (قوله (١): «أو درهم بل درهمان، أو درهمان بل درهم، لزمه درهمان». أما المسألة الأولى: فقطع به أكثرهم، لأنه إنما نفى الاقتصار على واحد وأثبت الزيادة عليه، فأشبه: درهم بل أكثر، فإنه لا يلزمه أكثر من اثنين، وهذا قول الشافعي وغيره. وذكر في «الرعاية» قولا أنه يجب ثلاثة. وقال ابن عبد القوي: وهو مقتضى: درهم بل درهم، وهو قول زُفَر وداود. وفي كلام الأصحاب إشارة إلى الفرق بين هذه المسألة و: درهم بل درهم، أن هذا عطف على وجه الخبر والاستدراك، وذاك بخلافه، فليتأمل. وأما المسألة الثانية: فلم أجد فيها خلافا، ووجهه أنه أقر بشيء وإضرابه عن بعضه رجوع عن حق الغير، فلا يقبل.
(١) أي: صاحب «المحرر».