en hiver ; car les deux clartés – l’aurore et le crépuscule – dépendent du soleil : l’une la précède et l’autre la suit. Ainsi, lorsque vient l’hiver, la durée de son coucher s’allonge et, par voie de conséquence, s’allonge aussi le temps de la luminosité qui en est tributaire ; de même, en été, la période où elle demeure au-dessus de l’horizon est plus longue et la clarté qui en dépend se prolonge d’autant. Quant à vouloir attribuer à chacune de ces deux parts une durée identique, à prétendre que le temps du fajr s’allonge en été tandis que celui de la prière de ʿishâʾ s’allonge en hiver, à considérer le fajr comme rattaché au jour – long en été, court en hiver – et le crépuscule (šafaq) comme rattaché à la nuit – long en hiver, court en été –, c’est renverser à la fois la perception sensible, la raison et la Loi révélée. [Al-Furūʿ, 1/304-305 (1/435-436)]
129 – Se fier à l’appel du muezzin lorsqu’il est possible de connaître l’heure exacte.
Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre Shaykh a dit : Certains de nos condisciples ont affirmé qu’il ne fallait pas agir sur la parole du muezzin lorsqu’il est possible de vérifier soi-même l’entrée de l’heure. Cette opinion contredit pourtant l’avis d’Ahmad, celui de tous les savants reconnus ainsi que les textes qui en témoignent. Telles furent ses paroles. » [Al-Furūʿ, 1/306 (1/437)]