et cela, en outre, contredit l’usage propre à la langue arabe. ⦗al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/480⦘
1625 – S’il déclare : « tant et tant de dirhams », ou : « un dirham » :
– Ibn Mufliḥ commente : (Son propos (1) : « Certains ont dit : un dirham, si le mot est au nominatif ; deux dirhams, s’il est à l’accusatif. »)
Cette opinion se fonde sur ce qui a été exposé plus haut : lorsque le mot est à l’accusatif, il sert de spécification pour chacune des deux occurrences de l’expression “tant et tant”, ce qui impose la pluralité. L’avis que le Qâḍî, Abû ʾl-Khaṭṭâb, al-Sharîf et d’autres ont défendu est celui d’Ibn Ḥâmid. Abû Ḥanîfa, pour la formule « tant et tant de dirhams » à l’accusatif, oblige à en verser vingt-et-un, comme il a été dit, et cet avis est recevable ; les propos de Shaykh Taqî al-Dîn laissent entendre qu’il le retient. Al-Shâfiʿî, pour sa part, partage l’opinion d’Ibn Ḥâmid – et d’al-Tamîmî – lorsque le mot est à l’accusatif.
Son propos (2) : « Et s’il a tout formulé au génitif avant de l’expliquer par moins d’un dirham. »
Il en va de même, affirme de façon catégorique al-Kâfî et d’autres : on sous-entend alors « une fraction de dirham », puisque le libellé le permet, et tel est l’avis d’al-Shâfiʿî. Le Qâḍî écrit dans al-Mujarrad qu’il lui incombe un dirham ; certains ont rapporté cette position à propos de la tournure « tant et tant de dirhams », sans que j’en voie la justification. D’autres soutiennent qu’il doit un dirham et quelque chose de plus lorsque la répétition est introduite par la conjonction wa (et). Abû Ḥanîfa juge qu’il doit un dirham, car c’est le plus petit nombre qu’éclaire un complément au singulier au génitif ; ou, si l’on veut, parce que c’est le nombre minimal qui s’adjoint à l’unité. Cette opinion est recevable et correspond à ce que Shaykh Taqî al-Dîn a retenu dans les questions précédentes.) ⦗al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/481⦘
(1) C’est-à-dire : l’auteur de al-Muḥarrir. Cette phrase a été omise dans l’édition imprimée du texte de al-Muḥarrir. Voici le texte complet : « Et s’il dit : “Comme ceci et cela, dirhams”, ou “un dirham” au nominatif, il faut employer dirham selon Ibn Ḥāmid, derhamā selon at-Taymī. On a dit aussi dirham et parfois d’autres l’ont mis au pluriel (dirhams). D’autres encore ont maintenu dirham au nominatif… etc. »
(2) C’est-à-dire : l’auteur de al-Muḥarrir. Cette phrase a été omise dans l’édition imprimée du texte de al-Muḥarrir.
ثم هو خلاف لغة العرب) [النكت على المحرر: ٢/ ٤٨٠].
١٦٢٥ - إذا قال: كذا وكذا درهما، أو: درهم:
- قال ابن مفلح: (قوله (١): «وقيل: درهم مع الرفع، ودرهمان مع النصب».
لما تقدم، ولأنه إذا نصب فهو تمييز لكل واحد، فيلزم التعدد، والذي نصره القاضي وأبو الخطاب والشريف وغيرهم قول ابن حامد، وقال أبو حنيفة في «كذا وكذا درهما»: يلزمه أحد وعشرون، لما تقدم، وهو متوجه، وكلام الشيخ تقي الدين يقتضي أنه اختياره، وعن الشافعي كقول ابن حامد والتميمي مع النصب.
قوله (٢): «وإن قال ذلك كله بالخفض قبل تفسيره بدون الدرهم».
وكذا قطع به في «الكافي» وغيره، تقديره: بعض درهم، لاحتمال لفظه ذلك، وهو قول الشافعي، وقال القاضي في «المجرد»: يلزمه درهم، نقله بعضهم في: «كذا كذا درهم»، ولا يحضرني له وجه، وقيل: يلزمه درهم وبعض آخر مع التكرار بالواو، وقال أبو حنيفة: يلزمه درهم، لأنها أقل عدد المفسر بواحد مخفوض، وإن شئت قلت: لأنها أقل عدد يضاف إلى الواحد، وهذا متوجه، وهو مقتضى ما اختاره الشيخ تقي الدين في المسائل قبلها) [النكت على المحرر: ٢/ ٤٨١].
(١) أي: صاحب «المحرر»، وهذه الجملة سقطت من مطبوعة متن «المحرر»، وتمام كلامه: (وإذا قال: كذا وكذا درهما، أو درهم بالرفع، لزمه درهم عند ابن حامد، ودرهما عند التيمي، وقيل: درهم وبعض آخر، وقيل: درهم مع الرفع ... الخ).
(٢) أي: صاحب «المحرر»، وهذه الجملة سقطت من مطبوعة متن «المحرر».