s’il disait : « Il a chez moi un bien considérable — il se peut qu’il ait laissé tomber de sa bouche l’expression : “ou abondant” — » et qu’il ne produise ensuite que deux cents dirhams, cela irait à l’encontre de son usage coutumier. Fin de la citation. ⦗al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/478-479⦘ – Il a encore dit : « Shaykh Taqî al-Dîn rapporte que nos condisciples ont admis que, si quelqu’un dit : “un bien de bonne qualité”, il ajoute par là un sens supplémentaire à la simple dénomination de “bien”. Le Qâḍî précise : “En effet, la qualité renvoie à une mesure ; c’est pourquoi on l’emploie dans le contrat de salam, afin que l’objet livré soit déterminé.” Fin de sa parole. Cette admission mérite réflexion ; l’avis le plus équilibré est de considérer les deux cas comme équivalents, et Allah sait mieux. » ⦗al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/479⦘ 1624 – S’il dit : « Il me doit tant et tant de dirhams » : – Ibn Mufliḥ commente : (Son propos (1) : « ou : tant et tant de dirhams ; il lui incombe un dirham. ») C’est comme s’il avait déclaré : « une chose, une chose », et « dirham » sert ici de spécification pour expliciter l’élément indéterminé. Abû ʾl-Khaṭṭâb et d’autres ont dit : La répétition implique l’emphase ; s’il l’explique par un dirham, il l’a interprétée d’une manière recevable, et l’on agrée son explication. Tel est aussi l’avis d’al-Shâfiʿî, ici comme dans le cas précédent. Abû Ḥanîfa estime qu’il est tenu d’en verser onze, car c’est le plus petit nombre que puisse indiquer un complément au singulier, à l’accusatif, lorsqu’il sert à préciser un terme répété sans conjonction ; l’argument est solide. Shaykh Taqî al-Dîn a déclaré que cette opinion est la plus proche de la vérité, si Allah le veut. Il dit : Nos condisciples ont fondé leur position sur l’idée que l’expression « tant et tant » sert uniquement à renforcer le propos — ce qui contredit le sens apparent — et que le mot « dirhams » en tient lieu de glose, ce qui exigerait le nominatif et non l’accusatif,
(1) C’est-à-dire : l’auteur du « Muharrar ». Cette phrase a été omise dans l’édition imprimée du texte du « Muharrar ».
لو قال: له عندي مال عظيم ــ لعله سقط من لفظه «أو كثير» ــ وأحضر مائتي درهم كان خلاف عرفه، انتهى كلامه) [النكت على المحرر: ٢/ ٤٧٨ - ٤٧٩]. - وقال أيضاً: (قال الشيخ تقي الدين: وسلم أصحابنا أنه لو قال: مال جيد، أنه يعد معنى زائدا على مسمى المال. قال القاضي: لأن الجودة تدل على مقدار، ولهذا تستعمل في عقد السلم ليصير المسلم فيه معلوما. انتهى كلامه. وفي هذا التسليم نظر، والأولى التسوية، والله أعلم) [النكت على المحرر: ٢/ ٤٧٩]. ١٦٢٤ - إذا قال: له علي كذا كذا درهما: - قال ابن مفلح: (قوله (١): «أو كذا كذا درهما لزمه درهم». كأنه قال شيء، شيء، و «درهما» تمييز لبيان الشيء المبهم. قال أبو الخطاب وغيره: تكراره يقتضي التأكيد، فإذا فسَّره بدرهم فقد فسَّره بما يحتمله فيقبل، وكذا مذهب الشافعي هنا وفي التي قبلها. وقال أبو حنيفة: يلزمه أحد عشر، لأن ذلك أقل مميز منصوب مفرد، كمميز متكرر بغير عطف، وهذا متوجه. وذكر الشيخ تقي الدين: أنه أقرب إن شاء الله تعالى. قال: فإن أصحابنا بنوه على أن كذا كذا تأكيدا، وهو خلاف الظاهر المعروف، وأن الدراهم مثل الترجمة لهما، وهذا يقتضي الرفع لا النصب،
(١) أي: صاحب «المحرر»، وهذه الجملة سقطت من مطبوعة متن «المحرر».