du Prophète ﷺ, lequel fit également battre les deux fils de l’oncle paternel de Huyay ibn Akhtab jusqu’à ce qu’ils indiquent l’endroit où se trouvait l’argent.
Si ce bien se trouvait aux mains de son mandataire ou de tout autre et que celui-ci refusait d’en préciser la cachette, il serait châtié par l’emprisonnement et la bastonnade jusqu’à ce qu’il la révèle, au même titre que le propriétaire, car l’obligation lui incombe personnellement.
De même, si la personne qui détient l’information au sujet de ce bien n’est ni tuteur ni mandataire — par exemple, quelqu’un affirme : « Je sais où se trouve l’argent chez lui », ou des témoins attestent qu’Untel était présent lors de la remise des fonds, etc. —, elle est tenue d’indiquer l’emplacement du bien. En effet, ce bien renferme le droit du créancier qu’il doit pouvoir recouvrer.
Allah — exalté soit-Il — a dit : « Coopérez dans la bienfaisance et la piété » (al-Mâʾida, 2). Or, le créancier ne peut parvenir à son droit sans cette indication ; ce qui est indispensable à l’accomplissement d’un devoir devient donc, en soi, obligatoire. Celui qui connaît la cachette est ainsi assimilé au témoin tenu de déposer.
Porter secours à un musulman pour préserver sa vie et son bien est également un devoir. Le Prophète ﷺ a dit : « Le musulman est le frère du musulman ; il ne l’abandonne pas et ne lui fait pas de tort. » Il a encore déclaré — qu’Allah leur fasse miséricorde : « Porte secours à ton frère, qu’il soit injuste ou victime d’injustice » ; secourir l’injuste consiste à le contenir. Indiquer l’emplacement du bien revient donc à secourir les deux parties.
Il s’agit ici de fournir un service utile qui ne cause aucun préjudice et vise à protéger le bien d’un musulman ; c’est l’une des obligations les plus fermes, au même titre que le jugement ou la déposition, d’autant plus selon notre opinion — l’une des deux — qui impose la mise à disposition gratuite de telles utilités. Ainsi, selon une des versions, le voisin peut exiger l’usage du mur mitoyen ou le passage de l’eau.
Nous allons même jusqu’à imposer à quelqu’un d’écarter l’agresseur qui menace la vie ou la fortune d’autrui lorsqu’il voit la personne ou son bien se perdre alors qu’il est en mesure de la sauver. Le Cadi, tout comme Abû al-Khattâb, ont estimé que celui qui pouvait délivrer une vie d’une destruction certaine mais ne l’a pas fait engage sa responsabilité, de la même façon qu’est responsable celui qui omet de nourrir ou d’abreuver la personne dont il a la charge. Certains condisciples distinguent toutefois entre le cas où la mort est causée par l’agression d’autrui et celui où elle résulte d’un refus de nourriture. Quant à tenir pour responsable celui qui s’est abstenu de préserver un bien, la question demeure sujette à discussion.
En outre, tout cela relève de l’injonction du bien et de la réprobation du mal, car
النبي ﷺ ابنا لعم حيى بن أخطب حتى يعين موضع المال، ولو كان المال بيد وكيله أو غيره وامتنع من تبيين محله لعزر بالحبس والضرب حتى يبينه كالمالك، لأنه حق تعين عليه، فلو علم بالمال من ليس بولي ولا وكيل بأن يقر بعض الناس بأني أعرف من المال عنده أو تقوم البينة بأن فلانا كان حاضرا إقباض المال ونحو ذلك، فإن هذا يجب عليه بيان موضع المال، لأن ذلك المال فيه حق للطالب، إما أن يكون مستحقا للاستيفاء منه، ولقوله تعالى: ﴿وَتَعَاوَنُوا عَلَى الْبِرِّ وَالتَّقْوَى﴾ [المائدة: ٢]، ولا يمكن إيصاله إليه إلا ببيان هذا ودلالته، ومالا يتم الواجب إلا به فهو واجب، فهو كالشاهد الذي يجب عليه أداء الشهادة، ولأن إعانة المسلم على حقن دمه وماله واجب، فإن النبي ﷺ قال: «المسلم أخو المسلم لا يسلمه ولا يظلمه»، وقال (رحمهم الله): «أنصر أخاك ظالما أو مظلوما»، ونصر الظالم دفعه، وفي الدلالة نصر الاثنين، ولأن هذا بذل منفعة لا ضرر فيها في حفظ مال المسلم، وهذا من أوجب الأشياء كالقضاء والشهادة، لا سيما على أصلنا في إيجاب بذل المنافع مجانا ــ على أحد الوجهين ــ، وكما يجب للجار منفعة الجدار، ومنفعة إمرار الماء ــ على إحدى الروايتين ــ.
بل قد نوجب دفع الغير عن دمه وماله إذا رأى نفسه أو ماله يتلف وهو قادر على تخليصه، وقد أوجب القاضي وأبو الخطاب ضمان النفس على من قدر على تخليصها من هلكة فلم يفعل، كما يضمن من لم يؤد الواجب من إطعامها وسقيها، وفرق بعض الأصحاب بأن سبب الهلاك هناك فعل الغير، وهنا منع الطعام، وأما تضمين من ترك تخليص المال ففيه نظر.
وأيضا فإن ذلك من باب الأمر بالمعروف والنهي عن المنكر، لأن