— par son propre aveu.
C’est pourquoi nous avons déclaré que son héritier doit être contraint à fournir cette précision. L’hésitation qui apparaît dans une autre version ne tient qu’au fait que l’héritier peut ignorer ce qui incombait au défunt ; c’est pour cette raison qu’al-Jadd distingue le cas où l’héritier nie l’obligation de celui où il ne la nie pas. En revanche, lorsque la personne elle-même connaît le droit qu’elle doit, aucune réserve n’est admise.
Sur ce fondement, quiconque refuse de dévoiler un droit qu’il est seul à pouvoir révéler doit y être contraint. Ainsi, si des témoins attestent qu’il a arraché quelque bien à autrui sans que l’on puisse en préciser la quantité ou la nature, ou qu’il a dérobé de la maison de quelqu’un un ballot dont personne ne connaît le contenu, ou encore qu’il a détourné, parmi les dépôts qui lui étaient confiés, une bourse ignorée de tous, le même principe s’applique. Il en va de même pour tout témoignage visant un brigand, un voleur, un détourneur ou un traître, lorsque l’infraction a été constatée sans que l’on en sache l’ampleur : il n’existe aucune différence entre un droit établi par aveu et un droit établi par *bayyina* (témoignage légal). De la même façon, si les témoins affirment : « Nous l’avons vu emprunter une somme à untel » ou « Nous l’avons vu lui acheter une marchandise et la recevoir », sans pouvoir préciser le montant emprunté ni le prix payé — ou bien ils les connaissaient et les ont oubliés —, la règle reste identique.
Si l’on objecte : « Il se peut qu’il ait oublié ce droit, ou oublié son montant dès l’origine », nous répondrons : de même, lorsqu’il reconnaît un droit indéterminé, il peut l’avoir oublié ou n’en avoir jamais connu le montant.
S’il persiste à se taire, doit-on statuer en faveur du demandeur, après que celui-ci aura prêté serment, au motif que ce refus constitue une présomption (*luwtha*) ? Cette question est abordée ailleurs, dans le chapitre relatif au refus de prêter serment (*nukûl*) et au renvoi du serment (*radd*).
Par ailleurs, si quelqu’un avoue avoir pris possession d’un bien illicite — ou même licite —, qu’il s’agisse d’usurpation ou de toute autre forme de pillage, de vol ou de trahison, puis refuse d’en indiquer l’endroit, on le frappe, comme il a été mentionné pour le débiteur qui détient une somme liquide sans vouloir révéler sa cachette ; on le frappe jusqu’à ce qu’il la montre, car signaler l’endroit est un devoir, tout comme préciser la nature du droit l’est à l’origine. C’est ainsi que al-Zubayr fut frappé sur ordre de
بإقراره.
ولهذا قلنا: إن وارثه يؤخذ بالتفسير، وإنما وقع تردد على الرواية الأخرى، لأن الوارث قد لا يعلم ما وجب على الميت، ولهذا فرق الجد بين أن ينكر الوارث عليه أو لا ينكر، فأما مع علم من عليه الحق فلا.
فعلى قياس هذا: كل من امتنع من إظهار حق عليه يجب إظهاره ولا يعلم من غيره، كما لو قامت البينة بأنه انتهب من هذا شيئا ولم يعلموا قدره أو نوعه، أو بأنه سرق من دار هذا كارة لا يعلمون ما فيها، أو بأنه غل كيسا من أمانته لا يعلمون ما فيه، ونحو ذلك مما يشهد فيه على المحارب والسارق والغال والخائن بحق عاينوه ولا يعلمون قدره، إذ لا فرق بين ثبوت ذلك بإقراره أو ببينة، وكذلك لو شهدت البينة أيضا بأنا رأيناه اقترض منه مالا، أو ابتاع منه سلعة وقبضها ولا نعلم قدر المقترض، أو قدر الثمن، أو علماه ونسياه.
فإن قيل: قد يجوز أن يكون هو نسي ذلك الحق، أو نسي قدره ابتداء.
قيل: وكذلك إذا أقر بمجهول قد يكون نسيه أو جهل قدره ابتداء.
ولو امتنع، فهل يحكم للمدعي مع يمينه لكون امتناعه لوثا؟ هذا مذكور في غير هذا الموضع، وهي متعلقة بمسألة النكول والرد.
ولو أقر بالقبض المحرم أو غير المحرم ــ كالغصب وسائر أنواعه من النهب والسرقة والخيانة ــ وامتنع من تعيين محله، فإنه يضرب كما تقدم في ضرب من عليه دين وله مال ناض لا يعرف مكانه، يضرب ليبينه، فإنه بيان الواجب كما أن أصل تفسير الحق بيان واجب، ولهذا ضرب الزبير بأمر