— à savoir les Ḥanafites — une fois admis, selon le principe de l’école, que tout droit devenu exclusivement exigible d’une personne, sans qu’aucun tiers ne puisse s’en acquitter à sa place, entraîne son emprisonnement et l’application d’un taʿzîr jusqu’à ce qu’elle s’en acquitte, l’individu qui refuse d’expliciter son aveu relève de cette catégorie. En effet, préciser son propre aveu constitue pour lui un devoir, puisque c’est par là que le droit se trouve établi ; il convient donc de le frapper jusqu’à ce qu’il s’exécute.
Shaykh Taqî al-Dîn a, par ailleurs, écrit ailleurs que, si l’intéressé persiste dans son abstention, il sera puni de coups jusqu’à ce qu’il accomplisse l’obligation. Les juristes des écoles d’al-Shâfiʿî, d’Aḥmad et d’autres l’ont également énoncé, et je ne connais sur ce point aucune divergence. Fin de citation.
Tel est, du reste, le sens apparent des propos d’al-Shâfiʿî dans al-Umm lorsqu’il traite du cas de l’apostat.
Shaykh Muwaffaq al-Dîn et d’autres ont exposé que, lorsqu’une dette vient à échéance et que le constituant du gage refuse de la solder, le juge adopte la mesure qu’il estime appropriée — emprisonnement ou taʿzîr — pour le contraindre à vendre le gage, ou pour le vendre lui-même, directement ou par l’intermédiaire de son mandataire.
Il est rapporté dans al-Mustawʿab, al-Mughnî et d’autres ouvrages que celui qui embrasse l’islam tout en ayant plus de quatre épouses doit en retenir quatre ; s’il s’y refuse, il est contraint par la prison et le taʿzîr jusqu’à ce qu’il fasse son choix.
Al-Mughnî précise : « Il s’agit d’un droit qui lui incombe, qu’il peut exécuter mais dont il se dispense ; on le contraint donc, comme on le ferait pour le paiement d’une dette. »
Cela rejoint ce qu’a noté Shaykh Taqî al-Dîn à propos de tout individu qui se soustrait à une obligation : le juge peut le châtier d’emblée par les coups, sans se limiter au nombre de trois.
Shaykh Taqî al-Dîn ajoute encore que, lorsque le taʿzîr du refus d’expliciter son aveu est établi, c’est parce que, par cet aveu, un droit reste indéterminé et que son montant n’est connu que de l’aveugleur lui-même ; on le châtie donc pour qu’il révèle ce qu’il sait du droit d’autrui, et le fait que l’existence de ce droit soit déjà reconnue n’y change rien.
الحنفية ــ إذا تقررت قاعدة المذهب أن كل حق تعين على إنسان لا يقوم غيره فيه مقامه= فإنه يوجب حبسه وتعزيره حتى يفعله، فالممتنع من تفسير إقراره نوع من ذلك، فإن تفسير الإقرار حق واجب عليه لإثباته فيه، فوجب ضربه عليه حتى يفعله.
وذكر الشيخ تقي الدين في موضع آخر: أنه إن أصر على الترك عوقب بالضرب حتى يؤدي الواجب، وقد نص على ذلك الفقهاء من أصحاب الشافعي وأحمد وغيرهم، ولا أعلم فيه خلافا. انتهى كلامه.
وهذا ظاهر كلام الشافعي في «الأم» عند ذكره مسألة المرتد.
وقد ذكر الشيخ موفق الدين وغيره: أنه إذا حل الدين وامتنع الراهن من الوفاء أن الحاكم يفعل ما يرى من حبسه أو تعزيره، ليبيعه، أو يبيعه الحاكم بنفسه أو نائبه.
وذكر في «المستوعب» و «المغني» وغيرهما: أن من أسلم وتحته أكثر من أربع يجب عليه اختيار أربع، فإن أبى أجبر بالحبس والتعزير إلى أن يختار.
قال في «المغني»: إن هذا حق عليه يمكن إيفاؤه وهو ممتنع منه، فأجبر عليه كإيفاء الدين.
وهذا يوافق ما ذكره الشيخ تقي الدين في كل ممتنع من واجب عليه، وأن له أن يعزره بالضرب ابتداءً، وأنه لا يقيد بثلاثة.
ثم قال الشيخ تقي الدين: إذا ثبت تعزير الممتنع من تفسير إقراره فإنما المأخوذ به أنه وجب بإقراره حق مجهول، ولا يعلم قدره إلا من جهته، فعزره على بيان ما يعلمه من حق الغير، ولا تأثير لكون أصل الحق عرف