Il a dit : « Nos condisciples ont autorisé qu’on le frappe trois fois et sont restés muets sur ce qu’il convient de faire après la troisième. L’imâm Aḥmad a formulé une disposition analogue à propos de celui qui persiste à insulter les Compagnons — qu’Allah les agrée. Le fondement en est la parole du Prophète ﷺ : “Le refus obstiné d’un débiteur solvable autorise qu’on le frappe et qu’on le punisse.”
Il y a, de plus, le ḥadith rapporté par Ibn ʿUmar dans le Ṣaḥîḥ d’al-Bukhârî : lorsque le Prophète scella un accord avec les Juifs de Khaybar leur permettant d’emporter l’or et l’argent, certains d’entre eux dissimulèrent l’argent de Ḥuyayy b. Akhṭab et prétendirent que les frais l’avaient consumé. Le Prophète dit alors à al-Zubayr : « Prends cet homme et châtie-le jusqu’à ce qu’il livre l’argent. » Al-Zubayr le punit donc jusqu’à ce qu’il remit la somme. L’homme n’avoua jamais que l’argent était chez lui, mais le Prophète ﷺ savait qu’il le détenait et qu’il mentait en prétendant le contraire.
Par ailleurs, Allah — qu’Il soit exalté — a permis à l’époux de frapper son épouse lorsqu’elle devient nâshiz (récalcitrante) et refuse de s’acquitter de son devoir d’accepter le rapport conjugal. Par analogie, quiconque se dérobe à l’exécution d’un droit obligatoire peut être frappé. Reste à savoir si l’on peut la frapper dès la première désobéissance ou seulement après trois avertissements ; deux avis existent.
En outre, le taʿzîr (châtiment disciplinaire) est prescrit pour toute désobéissance ne relevant pas d’un ḥadd. Or, les désobéissances sont de deux sortes : l’abandon d’obligations et la commission d’interdits.
Tel est le cas lorsque le taʿzîr sanctionne un acte passé. S’il vise à la fois l’acte passé et le retour à l’obéissance — par l’acquittement de l’obligation et l’abstention du péché —, il est d’autant plus justifié. Toutes les peines se ramènent en définitive à ces deux objectifs.
Du premier type relève l’exécution du meurtrier ; du second, l’exécution de l’apostat et la riposte à l’agresseur. Les deux peuvent se cumuler, formant ainsi trois catégories. C’est pourquoi celui qui n’est pas mis à mort pour avoir délaissé une obligation légale est, par consensus, frappé, qu’il s’agisse d’un droit d’Allah ou d’un droit dû à autrui : ainsi, celui qui délaisse le jeûne ou le pèlerinage — si nous ne le mettons pas à mort — est assimilé à celui qui délaisse la prière selon ceux qui ne prononcent pas contre lui la peine capitale ; et eux
قال: قد أباح أصحابنا ضربه ثلاث مرات، وسكتوا عما بعد الثالثة، وقد نصَّ الإمام أحمد على نظيره في المصرِّ على شتم الصحابة (رضي الله عنها)، والأصل فيه قول النبي ﷺ: «لَيُّ الواحد يحلُّ ضربه وعقوبته».
وأيضا فحديث ابن عمر في «صحيح البخاري» لما صالح يهود خيبر على إزالة الصفراء والحمراء، فكتم بعضهم مال حيي بن أخطب، وزعم أن النفقات أذهبته، فقال للزبير: «دونك هذا فعاقبه حتى يحضر المال». فعاقبه حتى أحضر المال، ولم يقر بأن المال في يده، لكن علم النبي ﷺ أن المال في يده، وأنَّه كاذب في دعوى خروجه.
وأيضا فإن الله تعالى أباح للزوج ضرب امرأته إذا نشزت فامتنعت عن أداء حقِّه الواجب من تمكينه من الوطء، فعلى قياسه كل من امتنع من أداء حق واجب، ثم هل يباح ضربها بأول مرة، أو بعد الثلاث؟ على وجهين.
وأيضا فإن التعزير مشروع في حبس المعصية التي لا حد فيها، والمعاصي نوعان: ترك واجبات، وفعل محرمات.
هذا إذا كان التعزير لما مضى، وأما إذا كان لما مضى من المعصية وليرجع إلى الطاعة بأداء الواجب والكف عن المحرم= أولى وأحرى، وجميع العقوبات لا تخرج عن هذا.
فمن الأول: قتل القاتل، ومن الثاني: قتل المرتد ودفع الصائل، وقد يجتمعان فيصير ثلاثة أقسام، ولهذا من لا يقتل بالامتناع من الواجبات الشرعية فإنه يضرب وفاقا، سواء كانت حقا لله تعالى أو لآدمي، فتارك الصوم والحج إذا لم نقتله نحن كتارك الصلاة عند من لا يقتله ــ وهم