et l’on revient alors : soit l’exception emporte la totalité du montant — on ne la valide donc pas —, soit elle n’emporte pas la totalité et on l’admet. Si l’on excepte un élément indéterminé d’un autre élément indéterminé, par exemple : « Il lui doit cent, sauf dix » ou « sauf un vêtement », on applique ce qui précède. Certains mâlikites ont déclaré : « Nos condisciples ne devraient pas contester ce point, car il découle des principes mêmes. » Fin de citation. [al-Nukat ʿalā al-Muḥarrar : 2/468-469]
1620 – S’il dit : « Je lui dois quelque chose », puis refuse d’en préciser la nature :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Selon Shaykh Taqî ad-Dîn, s’il persiste dans son refus alors qu’il est détenu, la position de l’école est qu’on le frappe jusqu’à ce qu’il reconnaisse.
Nos maîtres — le Qâḍî dans son Mujarrad et son Jâmiʿ, Ibn ʿAqîl et d’autres — affirment, au sujet de celui qui embrasse l’islam alors qu’il a plus de quatre épouses, qu’on le contraint à n’en garder que quatre. S’il ne choisit pas après cette contrainte, le juge l’incarcère ; cette détention constitue une forme de taʿzîr (châtiment disciplinaire). S’il persiste encore, on le frappe et on le châtie une seconde puis une troisième fois, jusqu’à ce qu’il se décide : c’est un droit personnel qui lui incombe et que nul ne peut accomplir à sa place ; il faut donc l’emprisonner et le discipliner jusqu’à exécution.
Par ailleurs, ils n’évoquent la bastonnade qu’après l’emprisonnement. Est-il permis de le frapper d’emblée ? La question rejoint celle de l’épouse nâshiz (récalcitrante) : doit-elle être frappée dès la première désobéissance ? Deux avis sont rapportés.
De même, lorsqu’un homme est endetté, possède des liquidités dont il cache l’endroit et refuse de régler sa dette, le juge l’incarcère, le frappe et lui ordonne de payer, car nul ne peut s’en acquitter à sa place. Tel est aussi l’avis explicite d’al-Shâfiʿî, ainsi — selon toute probabilité — que celui de Mâlik ; c’est encore l’analogie du propos d’Abû Bakr. L’auteur n’en dit pas davantage, et par « Abû Bakr » il visait Abû Ḥanîfa.
الحكم إما إلى الاستغراق فلا يقبل، أو إلى عدم الاستغراق فيقبل، وإن استثنى مجهولا من مجهول نحو: له مائة إلا عشرة، أو إلا ثوبا، فعلى ما تقدم قال بعض المالكية: ولا ينبغي أن ينازعهم أصحابنا في هذا، لأنه مقتضى القواعد. انتهى كلامه) [النكت على المحرر: ٢/ ٤٦٨ - ٤٦٩].
١٦٢٠ - إذا قال: له علي شيء، وأبى أن يفسره:
- قال ابن مفلح: (قال الشيخ تقي الدين: إذا أصر في الحبس على الامتناع، فعلى المذهب أنه يضرب حتى يقر.
قال أصحابنا ــ القاضي في كتابه «المجرد» و «الجامع»، وابن عقيل، وغيرهما ــ فيمن أسلم وتحته أكثر من أربع نسوة: أنه يجبر حتى يختار منهن أربعا، قالوا: فإن لم يختر بعد الإجبار حبسه الحاكم، ويكون الحبس ضربا من التعزير، فإن لم يختر ضربه وعزره، يفعل ذلك ثانيا وثالثًا حتى يختار؛ لأن هذا هو حق قد تعين عليه، ولا يقوم غيره مقامه، فوجب حبسه وتعزيره حتى يفعله.
وأيضاً لم يذكروا الضرب إلا بعد الحبس، وهل يجوز ضربه ابتداء؟ يتوجه فيه ما ذكروه في الناشز: هل تضرب من أول مرة؟ على وجهين.
وهكذا إذا كان على رجل دين، وله مال ناضٌّ لا يعرف مكانه، وامتنع من قضاء دينه، فإن الحاكم يحبسه ويضربه، ويأمر بقضاء الدين، لأن غيره لا يقوم مقامه في ذلك، وكذلك مذهب الشافعي منصوصا، وكذلك مذهب مالك فيما يغلب على ظني، وهو قياس قول أبي بكر. ولم يزد، ومراده أبو حنيفة.