Ceci relève des propos du shaykh Taqî ad-Dîn ; ils n’ont, à ce sujet, opéré aucune distinction entre le grammairien et les autres) [an-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/456-457]. – Il dit également : (Son énoncé (1) : « Lorsque la totalité, ou la plus grande partie, de ce qui est exclu correspond à la base d’où l’on excepte, trois questions se posent : l’exception – ainsi que ce qui la suit – devient-elle caduque ? Ce qui vient après retourne-t-il à ce qui précède ? Ou bien doit-on se référer à l’issue finale de l’ensemble des exceptions ? Il existe là-encore trois avis. » Le premier avis veut que la première exception soit la racine et la suivante sa branche ; or la branche s’annule dès lors que la racine est nulle. Le deuxième avis vise à sauvegarder, dans la mesure du possible, la validité de la parole du mukallaf (l’auteur de la déclaration). On y parvient en tenant la première exception pour inexistante du fait de sa nullité ; dès lors, la seconde exception se rattache à ce qui la précède, l’élément intermédiaire étant réputé nul. Le troisième avis considère l’énoncé dans sa globalité ; l’exception et ce dont on l’excepte forment une seule phrase. C’est l’opinion que j’ai trouvée exprimée par les grammairiens. Shaykh Taqî ad-Dîn, à propos des deux premiers avis, ajoute : Leur divergence tient à la question de savoir si l’exception empêche, dès l’origine, l’élément exclu d’entrer dans le terme général, ou si elle le fait sortir après qu’il y soit d’abord entré. La première hypothèse est la plus correcte. Fin de sa citation) [an-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/458] (2). 1611 – Si quelqu’un déclare : « Je lui dois dix, sauf cinq, sauf trois, sauf deux dirhams, sauf un dirham » : – Ibn Mufliḥ dit : (Son propos (3) : « Et l’on a dit : il lui reste à acquitter sept, pour les deux ensemble. »
(1) C’est-à-dire l’auteur du Muḥarrir ; cette phrase a été omise dans la première édition du texte du Muḥarrir. (2) Voir : al-Ikhtiyārāt d’al-Bāʿlī (p. 535). (3) C’est-à-dire l’auteur du Muḥarrir ; cette phrase a été omise dans l’édition du texte du Muḥarrir, et voici son propos intégral : « Lorsqu’on dit : “il doit dix, sauf cinq, sauf trois, sauf deux dirhams, sauf un dirham”, doit-il, lorsqu’on corrige l’exemption de la moitié, en devoir cinq ou six ? Deux avis s’affrontent, et certains estiment qu’il en doit sept pour couvrir les deux à la fois. »
هذا كلام من كلام الشيخ تقي الدين، ولم يفرقوا بين النحوي وغيره) [النكت على المحرر: ٢/ ٤٥٦ - ٤٥٧]. - وقال أيضا: (قوله (١): «وإذا كان الكل أو الأكثر المستثنى مستثنى منه فهل يبطل وما بعده، أو يرجع ما بعده إلى ما قبله، أو ينظر إلى ما يؤول إليه جملة الاستثناءات؟ فيه ثلاثة أوجه كذلك». وجه الأول: أن الاستثناء أصل والثاني فرعه، والفرع يبطل ببطلان أصله. ووجه الثاني: أنه يحافظ على تصحيح كلام المكلف حسب الإمكان، وهو ممكن بأن يجعل الاستثناء الأول كالعدم لبطلانه، فيكون الاستثناء الثاني من الذي قبله لبطلان ما بينهما. ووجه الثالث: أن الكلام بآخره، والمستثنى والمستثنى منه كجملة واحدة، وهذا القول هو الذي وجدته في كلام النحاة. وقال الشيخ تقي الدين عن الوجهين الأولين: مأخذهما هل الاستثناء يمنع دخول المستثنى في اللفظ، أو يخرجه بعد ما دخل؟ الأول أصح. انتهى كلامه) [النكت على المحرر: ٢/ ٤٥٨] (٢). ١٦١١ - إذا قال: له علي عشرة إلا خمسة إلا ثلاثة إلا درهمين إلا درهما: - قال ابن مفلح: (قوله (٣): «وقيل: يلزمه سبعة عليهما جميعا».
(١) أي: صاحب «المحرر»، وهذه الجملة سقطت من مطبوعة متن «المحرر» الأولى. (٢) انظر: «الاختيارات» للبعلي (٥٣٥). (٣) أي: صاحب «المحرر»، وهذه الجملة سقطت من مطبوعة متن «المحرر»، وتمام كلامه: (فإذا قال: له علي عشرة إلا خمسة إلا ثلاثة إلا درهمين إلا درهما، فهل يلزمه إذا صححنا استثناء النصف خمسة أو ستة؟ على وجهين، وقيل: يلزمه سبعة عليهما جميعا).