1609 – Lorsqu’une personne reconnaît devoir à quelqu’un mille (dirhams) à deux moments distincts : Ibn Mufliḥ écrit : « (L’auteur (1) dit : “Sauf s’il précise quelque chose qui implique la pluralité, comme deux délais, deux objets, deux pauses ou assimilé ; dans ce cas, il lui incombe deux mille, comme cela a déjà été exposé. La différence des qualificatifs constitue en effet la preuve de la différence des choses qualifiées ; c’est le cas de celui qui déclare : ‘J’ai reçu mille le samedi et mille le dimanche’, contrairement à la simple pluralité des témoins. Si l’une des deux reconnaissances est liée à une cause déterminée et l’autre laissée absolue, l’énoncé absolu est rapporté au déterminé : il ne sera alors tenu qu’à un seul mille, après avoir prêté serment. Si un témoin atteste séparément chacune des deux reconnaissances, leurs témoignages sont réunis, car l’information rapportée est unique, alors qu’une telle réunion n’a pas lieu à propos des actes. Le shaykh Taqî ad-Dîn ajoute : Les propos de nos condisciples sur cette question donnent à comprendre que toute information – témoignage ou assimilé – suit la même règle que l’aveu, à l’inverse des actes constitutifs tels que l’effectuation du divorce. Le qâḍî a lui-même clairement distingué entre le fait d’informer et celui de faire advenir ; ce qui a été effectué une fois ne se répète pas, tandis que ce qui a été rapporté une fois peut l’être de nouveau.) » [an-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/453-454 ; 3/299-300]. 1610 – L’exception : Ibn Mufliḥ dit : « (L’auteur (2) a déjà exposé la validité de l’exception portant sur la part moindre, à l’exclusion de celle qui vise la plus grande part.) »
(1) C’est-à-dire l’auteur de al-Muḥarrar. Cette phrase a été omise dans la première édition imprimée du texte de al-Muḥarrar. Le propos complet est : « Et si quelqu’un reconnaît devoir mille à un homme en deux échéances, il n’est redevable que d’un seul millier, sauf si l’on précise ce qui implique la multiplicité… ». (2) C’est-à-dire l’auteur de al-Muḥarrar.
١٦٠٩ - إذا أقر لرجل بألف في وقتين: - قال ابن مفلح: (قوله (١): «إلا أن يذكر ما يقتضي التعدد، كأجلين أو شيئين أو سكتين ونحوه فيلزمه ألفان، وقد تقدم». لأن تغاير الصفات دليل على تغاير الموصوفات، كمن قال: قبضت ألفا يوم السبت، وألفا يوم الأحد، بخلاف تعدد الإشهاد، وإن قيد أحد الإقرارين بسبب وأطلق الآخر حمل المطلق على المقيد، فيكون ألفا واحدًا مع اليمين، ولو شهد بكل إقرار شاهد جمع قولهما لاتحاد المخبر عنه، ولا جمع في الأفعال. قال الشيخ تقي الدين: كلام أصحابنا في المسألة يقتضي أن يكون الإخبار كله من الشهادة ونحوها كالإقرار، بخلاف الإنشاءات، كتقرير الطلاق، وكذلك صرح القاضي بالفرق بين الإخبار والإيقاع، فإن ما وقع مرة لا يقع ثانية، بخلاف ما أخبر به مرة فإنه يخبر به ثانية) [النكت على المحرر: ٢/ ٤٥٣ - ٤٥٤ (٣/ ٢٩٩ - ٣٠٠)]. ١٦١٠ - الاستثناء: - قال ابن مفلح: (قوله (٢): «قد ذكرنا صحة استثناء الأقل دون الأكثر».
(١) أي: صاحب «المحرر»، وهذه الجملة سقطت من مطبوعة متن «المحرر» الأولى، وتمام كلامه: (ومن أقر لرجل بألف في وقتين لزمه ألف واحد إلا أن يذكر ما يقتضي التعدد ... ). (٢) أي: صاحب «المحرر».