Et le shaykh Taqî ad-Dîn a dit : « Lorsqu’une exception est rattachée sans interruption, il se peut que la première reconnaissance n’emporte aucun effet juridique ; c’est le cas de celui qui déclare : “J’avais une dette, puis je l’ai acquittée”, car l’ensemble forme un seul énoncé cohérent. Pour cette raison, on n’en déduit ni mécréance ni quoi que ce soit de semblable ; de même, s’il s’agissait d’un divorce et qu’il ajoutait qu’il ne s’agissait que d’un lapsus, la règle serait identique. » Fin de citation. [an-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/446-447] 1607 – Celui qui vend un bien puis prétend qu’il appartient à autrui, dont il serait le mandataire ou le tuteur : Ibn Mufliḥ rapporte : « Le shaykh Taqî ad-Dîn dit : Quiconque vend un bien puis soutient qu’il appartient à un tiers dont il est l’agent ou le tuteur se trouve dans la même situation que s’il le revendiquait pour lui-même, car l’acte de vente ou d’achat n’est pas en soi une reconnaissance de propriété. Si le vendeur a admis avoir cédé son propre bien, peut-il ensuite, au titre d’un mandat ou d’une tutelle, en réclamer la propriété pour autrui et produire des témoins ? Ou bien le fait qu’il se contredise vaut-il contestation de la preuve de son mandant ou de son pupille ? La seconde réponse est la plus manifeste : personne ne revendique ce qu’il a déjà reconnu. Par conséquent, cette prétention est nulle, tant pour lui-même que pour autrui. » Fin de citation. [an-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/449-450] 1608 – S’il prétend, après la vente, que le bien était un waqf (fondation pieuse) à son profit : Ibn Mufliḥ commente : « L’auteur dit (1) : “Sauf s’il avait déjà reconnu que c’était son bien, ou s’il avait déclaré : ‘J’ai perçu le prix de mon bien’, et propos du même genre ; dans ce cas, son témoignage n’est pas recevable”, parce qu’il se contredit par son propre témoignage, à la différence de ce qu’il avait reconnu. Ramification : le shaykh Taqî ad-Dîn ajoute : Si, après la vente, il prétend que le bien constituait un waqf en sa faveur, c’est comme s’il affirmait qu’il en est maintenant le propriétaire. » Fin de citation. [an-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/450]
(1) Il s’agit de l’auteur du Muḥarrar. En voici l’intégralité de son propos : « Celui qui vend un esclave, puis reconnaît que le bien vendu appartient à une autre personne, sa déclaration n’est pas recevable contre l’acheteur ; il doit verser à la partie reconnue propriétaire la valeur de l’esclave, même s’il déclare qu’il n’en était pas le maître… »
وقال الشيخ تقي الدين: يتوجه إذا كان الاستثناء متصلا أن لا يثبت حكم الإقرار الأول، كما لو قال: كان عليَّ وقضيته لأنه كلام منتظم، ولهذا لا يثبت به كفر ولا نحوه، ولو قال في الطلاق: إنه سبق لسانه لكان كذلك. انتهى كلامه) [النكت على المحرر: ٢/ ٤٤٦ - ٤٤٧]. ١٦٠٧ - من باع شيئا ثم ادعى أنه ملك لغيره وهو وكيل المستحق أو وليه: - قال ابن مفلح: (قال الشيخ تقي الدين: ومن باع شيئًا ثم ادعى أنه ملك لغيره وهو وكيل المستحق أو وليه، فهذا بمنزلة ادعائه لنفسه؛ لأن البيع والشراء ليس إقرارًا بالملك، فإن كان البائع قد أقر أنه باع ملكه فهل له بعد هذا أن يدعيها لغيره بوكالة أو ولاية ويقيم بينة، أم يكون تكذيبه لبينة نفسه بمنزلة تكذيبه لبينة موكله وموليه؟ الثاني هو الأظهر، لأن الإنسان لا يدعي ما أقر، فإن دعواه به باطل لا لنفسه ولا لغيره. انتهى كلامه) [النكت على المحرر: ٢/ ٤٤٩ - ٤٥٠]. ١٦٠٨ - إذا ادعى بعد البيع أنه كان وقفا عليه: - قال ابن مفلح: (قوله (١): «إلا أن يكون قد أقر أنه ملكه، أو قال: قبضت ثمن ملكي ونحوه فلا تسمع بينته». لأنه مكذب لها لشهادتها، بخلاف ما أقر به. «فرع» قال الشيخ تقي الدين: وإن ادعى بعد البيع أنه كان وقفًا عليه فهو بمنزلة أن يدعي أنه قد ملكه الآن. انتهى كلامه) [النكت على المحرر: ٢/ ٤٥٠].
(١) أي: صاحب «المحرر»، وتمام كلامه: (ومن باع عبدا، ثم أقر أن المبيع لغيره، لم يقبل قوله على المشتري، ولزمه قيمته للمقر له، وإن قال: لم يكن ملكي ... ).