qu’il existe deux transmissions. Il dit — dans la version rapportée par Muhannâ — au sujet de celui qui déclare : « La moitié de cet esclave qui est à moi revient à Untel » : la disposition n’est valable que s’il ajoute : « Je la lui ai donnée en don. » En revanche, s’il dit : « La moitié de mes biens appartient à Untel », je n’ai pas connaissance d’un tel cas. Ibn Manṣûr rapporte, quant à lui : « Lorsqu’un homme dit : “Ce cheval-ci, qui est à moi, appartient à Untel”, son aveu est valable. » L’apparence de ces propos atteste donc la validité de l’aveu. Quant au fait qu’al-Muḥarrar mentionne deux versions pour la formule : « Il a, dans la succession de mon père, mille [dirhams] », cela reprend la position d’autres auteurs, car ce cas relève de la même catégorie que les exemples restants. Plusieurs maîtres de l’école ont d’ailleurs sur ce point des remarques qui méritent examen ⦗an-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/443-445⦘. 1606 – S’il dit : « Cet esclave est à Zayd… non, plutôt à ʿAmr » ; ou : « Je l’ai usurpé à Zayd, et Zayd l’a usurpé à ʿAmr » : Ibn Mufliḥ a écrit (en son passage (1)) : « Lorsque quelqu’un déclare : “Cet esclave est à Zayd, non, mais à ʿAmr”, ou : “Je l’ai usurpé à Zayd, et Zayd l’a usurpé à ʿAmr”, il est tenu de remettre l’esclave à Zayd et d’en payer la valeur à ʿAmr. » La plupart des juristes de l’école tranchent ainsi, que les deux déclarations se succèdent sans interruption ou qu’elles soient séparées : la première reconnaissance établit la propriété de Zayd, tandis que la seconde constitue une rétractation d’un droit d’autrui déjà confirmé ; elle n’est donc pas recevable, comme exposé plus haut. Elle l’est toutefois à l’égard de l’auteur lui-même : il doit verser la valeur du bien à ʿAmr, car, par son premier aveu, il a détourné le droit d’ʿAmr vers son propre patrimoine et en répond dès lors comme s’il l’avait détruit. Ash-Shâfiʿî possède toutefois un avis selon lequel il ne doit rien verser au second, et c’est également une voie (wajh) envisagée dans notre école : il est en effet impossible de réunir le bien entre les deux prétendants, et la contradiction ne provient que de la seconde déclaration, dont la nullité lui est donc propre. En outre, ce second aveu porte sur la propriété d’autrui ; il n’est donc pas accepté, tout comme s’il avait dit : « L’esclave qui se trouve entre les mains de Zayd appartient à ʿAmr. »
(1) C’est-à-dire : l’auteur du « Muḥarrar ».
على روايتين، قال ــ في رواية مهنا ــ فيمن قال: نصف عبدي هذا لفلان: لم يجز حتى يقول: وهبته، وإن قال: نصف مالي لفلان، لا أعرف هذا. ونقل ابن منصور: إذا قال: فرسي هذا لفلان بإقراره جائز. وظاهر هذا صحة الإقرار، وأما حكايته في «المحرر» الروايتين في ميراثي من أبي ألف فهو معنى كلام غيره، لأنها في معنى الصور البواقي، ولغير واحد من الأصحاب كلام هنا فيه نظر) [النكت على المحرر: ٢/ ٤٤٣ - ٤٤٥]. ١٦٠٦ - إذا قال: هذا العبد لزيد، لا بل لعمرو، أو: غصبته من زيد، وغصبه زيد من عمرو: - قال ابن مفلح: (قوله (١): «وإذا قال: هذا العبد لزيد، لا بل لعمرو، أو: غصبته من زيد، وغصبه زيد من عمرو، لزمه دفعه إلى زيد، ودفع قيمته إلى عمرو». قطع بهذا أكثر الأصحاب، وسواء كان متصلا أو منفصلا، لأنه ثبت ملك زيد فيه بإقراره له أولا، وإقراره ثانيا رجوع عن حق آدمي ثابت فلا يقبل على ما تقدم، لكن يقبل في حق نفسه فيغرم قيمته له لاعترافه بإحالته بالإقرار الأول بينه وبين ماله فغرمه كما لو أتلفه، وللشافعي قول: لا يغرم للثاني شيئا وهو وجه لنا؛ لأنه لا يمكن جمعه لكل واحد منهما، وإنما جاء التناقض من الإقرار الثاني، فيختص البطلان به، ولأن الإقرار الثاني إقرار بملك غيره فلا يقبل، كما لو قال: العبد الذي في يد زيد لعمرو.
(١) أي: صاحب «المحرر».