ou : « Dans mon patrimoine, il y a mille [dirhams] pour lui », ou : « Dans l’héritage que je tiens de mon père, il y a mille [dirhams] pour lui » ; deux versions sont rapportées à ce sujet. L’une d’elles considère qu’il s’agit d’un aveu. Le Qâḍî écrit dans al-Taʿlîq : « Si quelqu’un dit : “Il possède dans mon patrimoine mille dirhams”, ou : “Dans cet esclave qui est mien, la moitié lui appartient”, ou encore : “Mon esclave, celui-ci, est à lui”, ou : “Ma maison, celle-ci, est à lui”, l’aveu est jugé valable. » Dans la transmission d’Ibn Manṣûr, on lit : « Lorsqu’un homme déclare : “Ce cheval qui est à moi appartient à Untel”, si l’aveu est fait alors qu’il est en bonne santé, il est valable ; s’il l’exprime lorsqu’il est malade, il ne l’est pas. » On reconnaît donc la validité de cet aveu malgré l’attribution possessive. De même, selon la version rapportée par Mahannâ : « Si quelqu’un dit : “La moitié de mon esclave, celui-ci, revient à Untel”, cela n’est valide que s’il la lui a donnée ou lui en a reconnu la propriété. » Il admet ainsi la validité de l’aveu, pourvu que la formule employée soit bien celle de l’aveu, même lorsqu’elle comporte une attribution. Une opinion identique est rapportée chez les disciples d’Abû Ḥanîfa. Les shâfiʿites, en revanche, estiment qu’il ne s’agit pas d’un aveu et que l’intéressé peut revenir sur ses propos ; s’il affirme : « C’était un don que je ne lui ai pas encore remis », on retient sa version ; s’il s’agit d’une dette, sa parole est également retenue et l’obligation lui incombe. Shaykh Taqî ad-Dîn observe : « Les propos de l’imâm Aḥmad constituent un texte clair établissant que l’adjonction d’un pronom possessif n’empêche pas qu’il y ait aveu ; toutefois, ils ne disent pas explicitement que cette seule tournure, prise isolément, suffise à caractériser l’aveu : c’est là le point débattu. » L’argument de cette version est que l’intéressé reconnaît à autrui un droit portant sur une part de son bien ; cela s’apparente à la formule : « Je lui dois mille », ou à toute expression dont le sens manifeste l’aveu : le cas rejoint donc ceux déjà évoqués. Partant, s’il explique cette formule par un sens qui n’implique pas la reconnaissance de propriété, son interprétation n’est pas retenue. Ainsi l’a statué le Qâḍî.
أو في مالي ألف، أو في ميراثي من أبي ألف، فعلى روايتين». إحداهما: يكون إقرارا. قال القاضي في «التعليق»: فإن قال: له في مالي ألف درهم، أو في عبدي هذا نصفه، أو قال: له عبدي هذا، أو: داري هذه، كان إقرارا صحيحا. قال في رواية ابن منصور: إذا قال الرجل: فرسي هذا لفلان، فإذا أقر له وهو صحيح فنعم، فأما إن أقر وهو مريض فلا، فقد حكم بصحة هذا الإقرار مع إضافته إليه. وقال أيضا في رواية مهنَّا: إذا قال: نصف عبدي هذا لفلان لا يجوز إلا أن يكون وهبه أو أقر له به، فقد حكم بصحة الإقرار مع الإضافة إذا أتى بلفظ الإقرار. كذا قال. وحكى مثل هذا عن أصحاب أبي حنيفة، وقال أصحاب الشافعي: لا يكون إقرارًا ويرجع إليه، فإن قال: هبة لم أقبضه إياها كان القول قوله، وإن كان دينًا كان القول قوله ولزمه. قال الشيخ تقي الدين: كلام الإمام أحمد نصٌّ في أنَّ الإضافة لا تمنع أن يكون إقرارًا، لكن ليس صريحا في أن هذا اللفظ بمجرده إقرارٌ، وهذا محل الخلاف. كذا قال. ووجه هذه الرواية: أنه أقر له بجزء من ماله، فأشبه ما لو قال: له عليَّ ألف، أو لفظ يفهم منه الإقرار، فأشبه ما ذكرناه. فعلى هذا إذا فسر هذا اللفظ بما لا يقتضي الملك لم يقبل. قاله القاضي.