n’entraîne donc pas, en soi, l’obligation de remettre la chose, contrairement au cas où l’aveu porterait sur quelque chose qui impose effectivement la délivrance, comme lorsqu’il dit : « Il avait une créance sur moi et je l’ai acquittée. » En effet, nous admettons ce type de restriction dans les actes constitutifs – la vente et assimilés –, il en va donc de même pour les reconnaissances. Le Coran le confirme dans le verset du prêt à terme, et une question similaire a déjà été abordée à propos du gage et du prêt à usage. Il en va autrement pour l’affranchissement et le khulʿ : là, il existe un droit d’Allah, et l’intéressé sait pertinemment qu’il ne lui est plus permis ni de réduire autrui en servitude ni d’en jouir. De plus, sa main portait sur l’ensemble ; rien ne sort donc de sa possession sauf ce dont il a reconnu, à bon droit, la sortie. Fin de ses propos.
Les paroles de Shaykh Taqî ad-Dîn qui précèdent sa remarque : « Si quelqu’un dit : “Je lui dois cent dirhams” puis garde un silence pendant lequel il aurait pu parler… » ont déjà été citées plus haut. ⦗al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/440-441⦘ (1).
1604 – S’il dit : « Je lui dois dix dirhams, comptés » :
– Ibn Mufliḥ écrit : « Si quelqu’un déclare : “Je lui dois dix dirhams, comptés (ʿadadan)”, il est tenu de remettre dix dirhams à la fois pesés et comptés, car le terme non qualifié dirham implique le poids, et la mention “comptés” n’y contredit pas ; il faut donc combiner les deux. C’est l’avis de Shaykh Muwaffaq ad-Dîn et d’autres. L’assertion selon laquelle la mention du nombre n’entrerait pas en conflit peut cependant être contestée, car on distingue bien “dirham pesé” et “dirham compté”, “dix pesés” et “dix comptés”. Ainsi, Shaykh Taqî ad-Dîn affirme : dès lors qu’il a précisé “comptés” et qu’il présente ce qu’on appelle communément un dirham, on l’en accepte, car tel est le sens de sa parole ; la restriction au nombre exclut la prise en compte du poids. Fin de citation. ⦗al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/442⦘.
1605 – S’il dit : « Cette maison qui est mienne est à lui », ou : « La moitié de ma maison », ou : « Il y a mille (dirhams) dans mon patrimoine » :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « (2) : “Et s’il déclare : ‘Cette maison qui m’appartient est à lui’, ou : ‘La moitié de ma maison…’” »
(1) Al-Ikhtiyarat d’al-Baali, pp. 534-535.
(2) C’est-à-dire : l’auteur d’al-Muharrar.
بما يوجب التسليم كما في قوله: كان له عليَّ وقضيته، ولأنا نجوز مثل هذا الاستثناء في الإنشاءات في البيع ونحوه، فكذلك في الإقرارات، والقرآن يدل على ذلك في آية الدَّيْن، وقد تقدم نحو هذه المسألة في الرهن وفي العارية، وهذا بخلاف مسألة العتق والخلع، فإن هناك حقا لله وهو يعلم من نفسه أنه لا يحل له الاستعباد والاستمتاع، ولأن يده كانت على الجميع، فلا يخرج من يده إلا ما أقر باستحقاق خروجه من وجه. انتهى كلامه.
وقد تقدم كلام الشيخ تقي الدين قبل قوله: وإذا قال له عليَّ مائة درهم ثم سكت سكوتًا يمكنه الكلام فيه) [النكت على المحرر: ٢/ ٤٤٠ - ٤٤١] (١).
١٦٠٤ - إذا قال: له علي عشرة دراهم عددا:
- قال ابن مفلح: (وإن قال: له عليَّ عشرة دراهم عددًا، لزمه عشرة معدودة وازنة، لأن إطلاق الدرهم يقتضي الوزن، وذكر العدد لا ينافي، فوجب الجمع بينهما، ذكره الشيخ موفق الدين وغيره، ودعوى أن ذكر العدد لا ينافي قد يمنع، فإنه يقال: درهم وازن، ودرهم عدد، وعشرة وازنة، وعشرة عدد، ولهذا قال الشيخ تقي الدين: متى قال: عددًا، وجاء بما يسمى درهما قبل منه، لأن هذا هو مفهوم هذا القول، فإن التقييد بالعدد ينفي اعتبار الوزن. انتهى كلامه) [النكت على المحرر: ٢/ ٤٤٢].
١٦٠٥ - إذا قال: له داري هذه، أو: نصف داري، أو: في مالي ألف:
- قال ابن مفلح: (قوله (٢): «وإن قال: له داري هذه، أو نصف داري،
(١) «الاختيارات» للبعلي (٥٣٤ - ٥٣٥).
(٢) أي: صاحب «المحرر».