ou doit-il prêter serment en reprenant textuellement sa réponse ? S’ils se sont mis d’accord pour nier tout droit, il n’y a évidemment pas de problème. Dans le cas contraire, le serment doit épouser la teneur même de la réponse à la réclamation ; il jurera donc : « Je lui ai bel et bien rendu ces mille (pièces) qu’il réclame » ou : « Je les lui ai intégralement payées », alors même qu’il ne les reconnaît pas présentement, puisque son déni est assorti de l’affirmation de les avoir déjà restituées. Il en va de même lorsque des dépositaires contestent le droit en alléguant qu’ils l’ont restitué ou qu’il a péri : de même que la réponse à la demande peut être tantôt générale, tantôt explicative, de même le serment correspondant à cette réponse peut être général puis explicité. Fin de la citation. [al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/432-433]
1600 – S’il dit : « Il avait telle somme à me réclamer », puis se tait :
– Ibn Mufliḥ rapporte : (À propos de sa parole (1) : « On peut en déduire que ce n’est pas un aveu. »
Cette déduction procède de la question analogue dans le chapitre du témoignage, où, selon Shaykh Taqî ad-Dîn, il existe deux versions, et plusieurs auteurs rapportent également deux avis.) [al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/435]
1601 – Il n’y a pas aveu lorsqu’une précision est jointe sans coupure apparente :
– Ibn Mufliḥ dit : (Cela corrobore aussi la parole de Shaykh Taqî ad-Dîn : il est concevable d’exiger, pour l’enchaînement des qualificatifs et des clauses d’exception dans l’aveu, les mêmes conditions que pour les formules créatrices d’obligation (inshâ’). Les auteurs ont cependant fait une distinction : dans ces dernières, si l’orateur observe un silence pendant lequel il aurait pu parler, puis y ajoute certains éléments de liaison, cet ajout lui profite dès lors qu’il est, selon l’usage, considéré comme une suite ininterrompue ; le point mérite donc examen. Fin de sa citation.)