1597 – Les clauses annexées à l’aveu : – Ibn Mufliḥ rapporte : « Le Qâḍî fait valoir qu’il est recevable de retirer la totalité de ce que l’on a reconnu, comme il est recevable d’en retirer seulement une partie, à condition que la formulation ne devienne pas contradictoire, conformément à la parole du Législateur. Il poursuit : il s’agit en réalité d’annuler ce qui a été établi par son propre dire, d’une manière qui n’aboutit pas à la contradiction ; cela ressemble à la revendication de l’istibrâʾ (exonération) après l’aveu du rapport charnel. Shaykh Taqî ad-Dîn commente : Ce principe englobe de nombreux cas, mais l’on peut contester son application à la formule : « Il a une créance sur moi. » Il ajoute : Si l’on dit : « À échéance d’un an », ou : « Mille pièces neuves », le Qâḍî cite cela comme un point d’accord et s’en prévaut ; de même si l’on déclare : « Mille (pièces) sur le prix d’une marchandise vendue sous condition d’option (de rétractation). » Shaykh Taqî ad-Dîn conclut : Il semblerait donc que la règle soit la suivante : les clauses qui modifient la dette, soit dans son montant, soit dans sa description, sont admises sans hésitation ; quant aux clauses purement libératoires, elles font l’objet d’un consensus. » [al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/430-431] (1). 1598 – La portée générale des propos du fondateur de waqf dépend de l’usage et de la coutume : – Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre Shaykh a dit : “L’énoncé absolu du fondateur du waqf (fondation pieuse) doit être interprété selon l’usage oratoire et la pratique courante.” » [al-Furūʿ 6/624 (11/431)]. 1599 – S’il dit : « Il avait telle somme à me réclamer et je l’ai acquittée » : – Ibn Mufliḥ rapporte : « Shaykh Taqî ad-Dîn Ibn Taymiyya a dit : Si l’on retient l’opinion apparente de l’école, à savoir qu’il ne s’agit pas d’un aveu mais d’une négation (2), doit-on le faire jurer sur la persistance du droit, ou… »
(1) Voir al-Ikhtiyarat d’al-Ba'li, p. 532. (2) Dans al-Muharrar, on lit : « Et s’il dit : “Il avait envers lui tel droit et je l’ai statué”, c’est blâmable (munkar). La formule al-qawl qawluhu ma’a yaminihi (la parole équivaut à sa parole assortie de son serment) est explicitement rapportée par Ibn Mansur et d’autres… etc. »
١٥٩٧ - الصلات في الإقرار: - قال ابن مفلح: (واحتج القاضي بأنه يصح أن يرفع جميع ما أقر به، كما يصح أن يرفع البعض إذا لم يتناقض اللفظ، كما في قول صاحب الشريعة، وقال: لأنه رفع ما ثبت بقوله على وجه لا يفضي إلى التناقض، فأشبه دعوى الاستبراء بعد الاعتراف بالوطء. قال الشيخ تقي الدين: هذا الضابط يعم صورًا كثيرة، لكن قد ينازع في قوله: له علي. وقال: لو قال: إلى سنة، أو ألف طرية، فذكره القاضي محل وفاق محتجا به، وكذلك لو قال: ألف من ثمن مبيع شرط فيه الخيار. وقال الشيخ تقي الدين: وكأن الضابط أن الصلات المغيرة قدرًا، أو وصفا، تقبل بلا تردد، فأما الصلات المسقطة فهي محل وفاق) [النكت على المحرر: ٢/ ٤٣٠ - ٤٣١] (١). ١٥٩٨ - مطلق كلام الواقف منزل على العرف والعادة: - قال ابن مفلح: (قال شيخنا: ومطلق كلام الواقف منزل على العرف الخطابي وعادة العمل) [الفروع ٦/ ٦٢٤ (١١/ ٤٣١)]. ١٥٩٩ - إذا قال: كان له علي كذا وقضيته: - قال ابن مفلح: (قال الشيخ تقي الدين بن تيمية: إذا قلنا بظاهر المذهب، وأنه ليس بمقر بل منكر (٢)، فهل يحلف على بقاء الاستحقاق، أو
(١) انظر: «الاختيارات» للبعلي (٥٣٢). (٢) قال في «المحرر»: (وإذا قال: كان له علي كذا وقضيته فهو منكر، والقول قوله مع يمينه، نص عليه في رواية ابن منصور وغيره ... الخ).