1593 – Lorsqu’un aveu est subordonné à une condition qui le précède :
Ibn Muflih écrit : (sa parole : « Et si l’aveu est suspendu à une condition antérieure, comme lorsqu’il dit : “Si Untel arrive”, ou : “S’il le veut”, ou : “S’il entre dans la maison, alors il a sur moi cent [dirhams] ;” ou encore : “Si Untel témoigne contre moi de telle chose, je le reconnaîtrai comme vrai”, et autres formules semblables, l’aveu n’est pas valide. »)
S’agissant du premier cas, l’intéressé ne reconnaît rien dans l’immédiat : l’objet conditionné est inexistant tant que la condition n’est pas réalisée, et l’énoncé de la condition n’entraîne pas, à lui seul, l’obligation. On dira donc que la dette n’est due que lorsque la condition se réalise. Quant au second cas, on ne saurait tenir pour véridique celui qui ment.
Shaykh Taqî ad-Dîn précise : « L’analyse correcte veut que, lorsque la condition est de celles qui font naître le droit, il soit valable de lier l’aveu à cette condition » (1) ; par exemple, si une femme déclare : « S’il ressort qu’il m’a déjà répudiée, je lui dois mille », ou : « S’il me répudie », ou : « S’il a travaillé pour moi », et cas analogues. Fin de citation. ⦗Nukat 2/423⦘
1594 – Lorsqu’un aveu est subordonné à une condition postérieure :
Ibn Muflih dit : (sa parole (2) : « Exception faite de la formule : “Il a sur moi telle somme lorsque tel moment sera venu”, qui est recevable d’après l’unique avis. »)
(1) Dans la marge des Nûkât : (en marge de l’original : « Tel qu’il figure dans les Nûkât d’Ibn Shaykh al-Salāmiyyah, d’après cheikh Taqī al-Dīn, qui a dit : “Et, en vérité, si la condition porte sur un engagement dont l’exécution est due, il est licite de l’assortir d’un aveu.” »)
(2) C’est-à-dire le rédacteur du Muḥarrir, et voici l’énoncé complet : « Et si l’on reporte la condition, comme dans : “Il me doit mille si Zayd guérit, ou s’il arrive, ou quand la pluie tombera, ou si Untel en est témoin”, etc., alors deux opinions sont possibles, sauf pour ce qui concerne sa formule : “Il me doit tant…” »
١٥٩٣ - إذا علق الإقرار بشرط تقدمه:
- قال ابن مفلح: (قوله: «وإذا علق الإقرار بشرط تقدمه، كقوله: إن قدم فلان، أو إن شاء، أو إن دخل الدار، فله عليَّ مائة، أو إن شهد فلان عليَّ بكذا صدقته، ونحو ذلك، لم يصح».
أما المسألة الأولى: فلأنه ليس بمقر في الحال، لأن المشروط عدم عند عدم شرطه، والشرط لا يقتضي إيجاب ذلك بلا إشكال، فيقال: يجب عند وجود الشرط، وأما في الثانية فلا يصدق الكاذب.
وقال الشيخ تقي الدين: والتحقيق أنه إن كان الشرط بما يجب به الحق صح تعليق الإقرار به (١)، كقول المرأة: إن كان قد طلقني فله عليَّ ألف، أو إن طلقني أو إن كان عمل لي ونحو ذلك. انتهى كلامه) [النكت على المحرر: ٢/ ٤٢٣].
١٥٩٤ - إذا علق الإقرار بشرط مؤخر:
قال ابن مفلح: (قوله (٢): «إلا في قوله: له عليَّ كذا إذا جاء وقت كذا، فإنه يصح وجهًا واحدًا».
(١) في هامش «النكت»: (بهامش الأصل: الذي في نكت ابن شيخ السلامية عن الشيخ تقي الدين أنه قال: «والتحقيق أنه إن كان الشرط مما قد يجب الوفاء به صح تعليق الإقرار به»).
(٢) أي: صاحب «المحرر»، وتمام كلامه: (ولو أخر الشرط، كقوله: له علي ألف إن شفي زيد، أو إن قدم، أو إذا جاء المطر، أو إن شهد بها فلان ونحوه، فعلى وجهين، إلا في قوله: له علي كذا ... ).