1589 – S’il déclare : « J’avoue. » 1590 – De même pour la simple absence de dénégation : Ibn Muflih rapporte : « Shaykh Taqî ad-Dîn a dit : selon l’analogie retenue dans l’école, lorsque quelqu’un dit : “Je reconnais”, il reconnaît ce qui fait l’objet de la demande, car le complément d’objet est, par défaut, le contenu même de la revendication. C’est le même principe que pour la formule “J’accepte” : l’acceptation se rapporte à l’offre, non à autre chose ; l’aveu mérite donc, a fortiori, cette interprétation. Il poursuit : l’opinion la plus solide est que la seule formule « je ne nie pas » ne vaut pas aveu, sauf si l’on y joint un indice – par exemple que la chose réclamée soit de celles dont le défendeur a connaissance, ou que l’on ait allégué qu’il en a connaissance ; à défaut, ce n’est pas un aveu. S’il dit : « Je ne nie pas que tu aies raison », deux avis s’opposent, car « avoir raison » peut se rapporter à la conviction propre du défendeur, ou à quelque chose d’analogue. » ⦗2/419⦘ (1) 1591 – S’il dit : « Tu me dois mille », et que l’autre réponde : « Je t’en ai remboursé cent. » Ibn Muflih déclare : « Selon le Qâdî, cette réponse ne constitue pas un aveu valable, car la centaine est levée par son propos et, pour le reste, il n’en reconnaît pas l’existence. Le mot “en” (min-hâ) peut d’ailleurs se rapporter à ce que réclame le demandeur. C’est également la conclusion adoptée dans al-Kâfî et d’autres ouvrages. Al-Mughnî, toutefois, rapporte une seconde version – celle où l’on dit : “Untel avait telle somme contre moi et j’en ai acquitté telle autre” – qui impose au défendeur de répondre de la somme qu’il prétend avoir réglée, car toute allégation de paiement implique la reconnaissance préalable de la dette ; on ne saurait donc admettre la prétention d’avoir payé sans preuve. Ibn Hamdân, dans al-Riʿâya al-Kubrà, considère pour sa part qu’il pourrait rester tenu du solde : l’allégation de paiement serait acceptée, mais, puisqu’elle contient implicitement l’aveu du reste, celui-ci lui incomberait. »
(1) al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî (p. 533).
١٥٨٩ - إذا قال: أنا مقر: ١٥٩٠ - ونفي الإنكار: - قال ابن مفلح: (قال الشيخ تقي الدين: قياس المذهب فيما إذا قال: أنا مقر، أن يكون مقرا بها، لأن المفعول ما في الدعوى، كما قلنا في قوله: قبلت= أن القبول ينصرف إلى الإيجاب، لا إلى قبول شيء آخر، فالإقرار أولى. وقال: المتوجه إن مجرد نفي الإنكار إن لم ينضم إليه قرينة بأن يكون المدعى مما يعلمه المطلوب، أو قد ادعى عليه علمه، وإلا لم يكن إقرارا، وإن قال: لا أنكر أن تكون محقا، فوجهان، لاحتمال محقا في اعتقاده ونحوه) [النكت على المحرر: ٢/ ٤١٩] (١). ١٥٩١ - إذا قال: لي عليك ألف، فقال: قضيتك منها مائة: - قال ابن مفلح: (وإن قال: لي عليك ألف، فقال: قضيتك منها مائة، فقال القاضي: ليس هذا إقرارا بشيء، لأن المائة قد رفعها بقوله، والباقي لم يقر به، وقوله: «منها» يحتمل مما يدعيه، وكذا قطع به في «الكافي» وغيره، وذكر في «المغني» أنه يجيء على الرواية الأخرى، يعني قوله: إذا قال: كان له علي كذا، وقضيت منه كذا = أنه يلزمه ما ادعى قضاءه، لأن في ضمن دعوى القضاء إقرارا بأنها كانت عليه، فلا يقبل دعوى القضاء بغير بينة. وقال ابن حمدان في «الرعاية الكبرى»: ويحتمل أن يلزمه الباقي، يعني: تقبل دعوى القضاء، وهي تتضمن الإقرار بالباقي فيلزمه.
(١) «الاختيارات» للبعلي (٥٣٣).