Chapitre : Ce par quoi l’aveu est établi et ce qui le modifie
1586 – Considération des situations dans lesquelles les formules d’aveu sont prononcées :
Ibn Muflih rapporte : « Shaykh Taqî ad-Dîn a dit : Ces expressions — c’est-à-dire les formules d’aveu — sont parfois énoncées de façon spontanée, ce qui est manifeste ; parfois elles répondent à une demande, d’autres fois à une information, ou encore à une question émanant du créancier, des témoins ou d’autrui.
Elles peuvent en outre être prononcées en présence du juge, en présence de personnes dont il sait qu’elles témoigneront contre lui, ou sans ce contexte particulier ; cette dernière catégorie a déjà été abordée dans le chapitre des témoignages.
Ces expressions peuvent également être prononcées sur le ton de la raillerie ou de la moquerie.
Voilà autant de cas qu’il est impératif de prendre en considération. » ⦗An-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar 2/420⦘
1587 – Lorsqu’on réclame à un homme cent (dirhams) et qu’il répond : « Oui », « Certainement », « Tu dis vrai », « J’en fais l’aveu » ou « Conformément à ta prétention » :
Ibn Muflih commente : « Ses paroles (1) : “Si un homme réclame à un autre cent (dirhams) et que celui-ci réponde : ‘Oui’, ‘Certainement’, ‘Tu dis vrai’, ‘J’en fais l’aveu’, ou ‘Selon ta demande’, il a reconnu la créance.”
Cela est évident. Le Très-Haut dit : « Alors on leur demandera : “Avez-vous trouvé véridique ce que votre Seigneur vous avait promis ?” — Ils répondront : “Oui.” » (sourate al-Aʿrâf, 44)
On demanda également à Salmân : “Votre Prophète vous a-t-il enseigné toute chose, même la manière de se soulager ?” — Il répondit : “Certainement.”
De même, si le débiteur dit — certains l’ont ajouté — : “Par ma vie”, ou : “Je ne nie pas que tu aies un droit dans ta revendication”, l’aveu est établi de la même façon.