Shaykh Taqî ad-Dîn a dit : « Cela implique que la personne en faveur de laquelle l’aveu est formulé hérite de l’auteur de l’aveu de façon absolue ; de même, celui-ci est tenu, de son vivant, de lui remettre tout excédent qu’il détient, comme s’il reconnaissait que les biens qu’il a en main lui appartiennent. » Ainsi s’exprime-t-il. ⦗An-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar 2/409-410⦘ 1584 – Cas de celui qui se déclare issu d’une filiation inconnue alors qu’existe à son égard un droit de *walâʾ* (alliance de patronage) relevant d’un héritier : – Ibn Mufliḥ écrit : « Si une personne de filiation inconnue fait un aveu et qu’aucun droit de *walâʾ* ne la lie à un héritier — fût-ce un frère ou un oncle paternel —, que celui-ci l’agrée et que la chose est matériellement possible, l’aveu est accepté. S’il existe déjà un *walâʾ*, l’aveu est admis si son *mawlâ* (patron) l’entérine ; tel est le texte explicite de l’Imâm. On peut néanmoins déduire le contraire, et c’est l’opinion retenue par notre shaykh (W : H). » ⦗Al-Furûʿ 6/617 (11/420-421)⦘ 1585 – Lorsqu’un héritier reconnaît, au profit d’un homme, une dette absorbant tout l’actif successoral puis, dans une seconde séance, en reconnaît une semblable au profit d’un autre : – Ibn Mufliḥ rapporte : « Au sujet de la phrase : “Si l’héritier reconnaît envers un homme une dette qui engloutit la succession, puis reconnaît une dette équivalente en faveur d’un autre dans une seconde séance, le second ne s’associe pas au premier.” Nos compagnons — qu’Allah leur fasse miséricorde — en ont ainsi tranché. Shaykh Taqî ad-Dîn dit : cela ressemble, sous certains aspects, au cas où l’on formule deux aveux durant sa maladie, ou un aveu en bonne santé puis un autre pendant la maladie. Fin de citation. … Sa parole (1) : “Et s’ils se trouvent dans une même séance, ils se partagent, selon al-Kharqî, comme s’il leur avait fait l’aveu simultanément.” Plusieurs autorités l’ont confirmé, parmi lesquelles Shaykh Muwaffaq ad-Dîn et l’auteur du *Mustawʿab*, car la règle de la séance équivaut à une situation unique pour ce qui exige une remise immédiate, l’adjonction d’un supplément, la possibilité de rétractation, etc. Il en va de même dans notre question.
(1) C’est-à-dire : l’auteur du « al-Muḥarrar ».
وقال الشيخ تقي الدين: هذا يقتضي أن المقر به يرث المقر مطلقا، كما عليه أن يدفع في حياته فضل ما في يده له، كأنه أقر بأن المال الذي في يده يستحقه. هكذا قال) [النكت على المحرر: ٢/ ٤٠٩ - ٤١٠]. ١٥٨٤ - من أقر وهو مجهول النسب وعليه ولاء بنسب وارث: - قال ابن مفلح: (وإن أقر مجهول نسبه ولا ولاء عليه بنسب وارث حتى بأخ أو عم، فصدقه، وأمكن، قبل، ومع الولاء يقبل إن صدقه مولاه، نص عليه، ويتخرج: أو لا، واختاره شيخنا «و: هـ») [الفروع ٦/ ٦١٧ (١١/ ٤٢٠ - ٤٢١)]. ١٥٨٥ - إذا أقر الوارث لرجل بدين يستغرق التركة، ثم أقر بمثله لآخر: - قال ابن مفلح: (قوله: «وإذا أقر الوارث لرجل بدين يستغرق التركة، ثم أقر بمثله لآخر في مجلس ثان لم يشارك الثاني الأول». قطع به الأصحاب رحمهم الله تعالى، وقال الشيخ تقي الدين: يشبه إذا أقر في مرضه مرتين، أو أقر في صحته ثم في مرضه من وجه. انتهى كلامه. . . . . قوله (١): «وإن كانا في مجلس واحد تشاركا عند الخرقي كما لو أقر لهما معا». قطع به جماعة، منهم الشيخ موفق الدين وصاحب «المستوعب»؛ لأن حكم المجلس حكم الحال الواحد فيما يعين قبضه، ولحوق الزيادة وإمكان الفسخ وغير ذلك، كذا في مسألتنا.
(١) أي: صاحب «المحرر».