On lui répondit : les paroles d’Abû Bakr, dans cette affaire, s’entendent de la manière suivante : le vendeur affirmait que l’enfant était le sien et que la conception avait eu lieu alors qu’elle se trouvait encore sous sa propriété ; de la même façon, dans le cas présent, il s’agirait qu’il reconnaisse la filiation dans le cadre d’un mariage valide. Le Qâdî concède que l’aveu portant sur l’enfant ne vaut pas aveu portant sur le frère de celui-ci ; c’est ce qu’a rapporté Shaykh Taqî ad-Dîn. — Allah sait mieux — le Qâdî ne parlait pas ici d’un jumeau, et le sens littéral des propos d’Abû Bakr contredit l’explication donnée par Shaykh Taqî ad-Dîn à propos de cette même question. Sur ce point, deux opinions ont déjà été rapportées au sujet de l’*istilâd* (accession de l’esclave au statut d’*umm walad*). Dans Al-Kâfî, ces deux avis sont mentionnés tout en rappelant notre position de principe : l’*istilâd* n’est établi que si la conception se produit alors qu’elle appartient déjà à l’homme. Toutefois, si l’on adopte l’opinion selon laquelle, lorsqu’il la féconde dans le cadre d’un mariage valable ou d’un rapport couvert par une ambiguïté (*waṭʾ shubha*) puis qu’il l’acquiert, elle devient *umm walad*, cet avis paraît ici plus approprié. Il ajoute : « Le cas est analogue à celui de la *luqṭa* (bien perdu) ; la même règle doit donc être appliquée dans la présente question. En outre, ce qui ressort le plus clairement des paroles de l’Imâm Aḥmad est la confirmation de l’*istilâd* dans la situation précédente et la confirmation du mariage dans celle-ci, les deux étant interprétées dans le sens de la validité. » Fin de citation. ⦗An-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar 2/404-405⦘ (1). 1583 – La personne reconnue hérite de l’auteur de l’aveu : – Ibn Mufliḥ rapporte : « ʿAbd Allâh, fils de l’Imâm Aḥmad, a déclaré dans le Kitâb al-Farâʾiḍ — dans les ajouts qu’il y a apportés — : “ʿAbd Allâh ibn ʿAwf — homme de confiance — nous a rapporté que Shurayk a rapporté de Jâbir, de ash-Shaʿbî, de ʿAlî : au sujet d’un homme qui revendiquait un autre comme son frère tandis que le reste de la fratrie le niait, ʿAlî statua qu’ils héritent l’un de l’autre, à l’exclusion des autres.” » Jâbir désigne al-Juʿfî, dont la fiabilité est jugée faible. Si toutefois le récit se révélait authentique, on pourrait dire que leur succession réciproque indique la reconnaissance et la confirmation de leur lien de sang, compte tenu des conséquences juridiques qu’elle entraîne.
(1) Voir : al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘li, p. 532.
قيل له: كلام أبي بكر محمول في تلك المسألة على أن البائع ادعى أنه ولده، وأنها علقت به في ملكه، فمثاله هنا: أن يقر بنسبه في زوجية. وسلَّم القاضي أن إقراره بالولد لا يكون إقرارا بنسب أخيه. قاله الشيخ تقي الدين. ومراد القاضي ــ والله أعلم ــ غير التوأم، وظاهر كلام أبي بكر خلاف ما قال الشيخ تقي الدين في مسألة أبي بكر. وقد تقدم في هذه المسألة وجهان في الاستيلاد مع أن الوجهين ذكرهما في «الكافي» على قولنا: أن الاستيلاد لا يثبت إلا إذا علقت به في ملكه، فأما إذا قلنا: إنه إذا استولدها بنكاح أو وطء شبهة ثم ملكها صارت أم ولد، فهذا الأشبه فيه. قال: ونظير هذا اللقطة فلذلك يجب أن يكون في هذه المسألة، مع أن الأشبه بكلام الإمام أحمد ثبوت الاستيلاد هناك والزوجية هنا حملا على الصحة. انتهى كلامه) [النكت على المحرر: ٢/ ٤٠٤ - ٤٠٥] (١). ١٥٨٣ - المقر به يرث المقر: - قال ابن مفلح: (وقال عبد الله ابن الإمام أحمد في «كتاب الفرائض» ــ في زياداته على كتاب أبيه ــ: حدثنا عبد الله بن عوف ــ وكان ثقة ــ حدثنا شريك عن جابر عن الشعبي عن علي في رجل ادعى أخاه وأنكره إخوته، قال: يتوارثان بينهما دونهم. جابر: هو الجعفي، ضعيف، وإن صح فقد يقال: توارثهما يدل على تواضع النسب وثبوته بينهما، لما بينهما من اللازم.
(١) انظر: «الاختيارات» للبعلي (٥٣٢).