Shaykh Taqî ad-Dîn a dit : « Chez lui, on relève donc deux versions relatives à la prière avant qu’elle ne devienne obligatoire.
Shaykh Taqî ad-Dîn poursuit : Ainsi, pour la prière et pour le Ḥajj, nous disposons au total de trois opinions, tandis que pour le jeûne il existe deux versions – je parle du cas où la puberté survient pendant l’accomplissement même de l’acte. Quant à celui qui atteint la puberté après l’acte alors qu’il reste encore du temps prescrit, nul ne conteste que le Ḥajj lui reste dû, alors qu’une situation analogue est impossible pour le jeûne. » Fin de sa citation. [Al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar, 1/30-31]
121 – Priorité du temps sur la condition :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre maître a dit : “Ou bien une condition proche” n’appartient pas à la doctrine d’Aḥmad et de ses compagnons ; c’est le temps qui prime. Il a toutefois préféré que la condition passe avant si l’on se réveille peu avant son lever. » [Al-Furûʿ, 1/293 (1/415)].
Voir plus haut, n° 77.
122 – Celui qui persiste à délaisser la prière :
– Ibn Mufliḥ dit : « S’il l’abandonne par négligence et paresse, l’imâm – ou celui qui en tient lieu – l’exhorte ; s’il refuse jusqu’à ce que le temps de la seconde prière arrive à son terme, c’est l’avis retenu par la majorité. D’après une autre narration, on se contente de la première ; c’est l’opinion adoptée par l’auteur du Muḥarrar et d’autres, et elle est la plus évidente. Abû Isḥâq dit : “À condition qu’il ne les ait pas regroupées”, et le Shaykh a jugé ce propos valable. Une autre version stipule qu’on l’exécute s’il en délaisse trois, une autre encore lorsqu’approche la fin du temps de la quatrième ; c’est l’avis préféré dans at-Talkhîṣ. Dans al-Mubtahij, al-Wâḍiḥ et Tabṣirah d’al-Ḥalwânî, on lit une version disant : “après trois jours” → il doit être mis à mort, obligatoirement, par décapitation. C’est le texte explicite de certains (w: m sh) le déclarant mécréant.