1578 – Lorsqu’un homme nie l’existence du mariage, que son épouse l’en libère, puis qu’il finit par reconnaître ce lien :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre maître a dit que, dans le cas où l’époux a renié le mariage, l’épouse lui a accordé décharge, puis qu’il l’a finalement reconnu, elle est fondée à le poursuivre pour obtenir ses droits. » ⦗al-Furûʿ 6/615-616 (11/418-419)⦘.
1579 – Question :
– Ibn Mufliḥ dit : « L’apparente teneur de ses propos (1) est que, si quelqu’un revendique la paternité (*istilḥâq*) d’une personne majeure, douée de raison et déjà décédée, la filiation n’est pas établie ; c’est l’un des deux avis, car l’intéressé, étant responsable, n’a pas confirmé l’aveu. Le second avis veut que la filiation soit reconnue ; c’est la conclusion tranchée dans al-Kâfî, l’opinion d’al-Qâḍî et d’autres, ainsi que la position apparente de l’école shâfiʿite, au motif que le défunt n’est plus légalement responsable, tout comme un mineur.
Shaykh Taqî al-Dîn a jugé que le premier avis est le plus correct et a signalé qu’il y a matière à réflexion pour l’aveu concernant un enfant décédé.
D’autres ont évoqué la possibilité de confirmer la filiation sans reconnaître le droit à l’héritage, par crainte de collusion. Abû Ḥanîfa estime, quant à lui, que ni la filiation ni l’héritage ne sont confirmés. Nous avons donc répondu que cet argument s’effondre quand la personne dont on revendique la filiation est vivante et aisée alors que l’auteur de l’aveu est pauvre. Dans al-Mustawʿib il est dit : « Nul égard n’est accordé à celui qui prétend que la filiation n’est pas établie. » ⦗An-Nukat 2/402-403⦘.
1580 – Lorsque la filiation de la personne reconnue est confirmée, puis que l’auteur de l’aveu se rétracte :
– Ibn Mufliḥ précise : « Une fois la filiation définitivement établie, la rétractation de l’aveu n’est pas acceptée, même si la personne en faveur de qui l’aveu a été fait approuve cette rétractation. Tel est l’avis le plus solide, la filiation ayant la même force que celle établie par le lit conjugal (*firâsh*). Selon le second avis, elle n’est pas maintenue, à l’instar d’un droit pécuniaire. »
(1) C’est-à-dire l’auteur d’al-Muharrar.
١٥٧٨ - إذا أنكر الزوجية فأبرأته، فأقر بها:
- قال ابن مفلح: (وقال شيخنا فيمن أنكر الزوجية، فأبرأته، فأقر بها: لها طلبه بحقها) [الفروع ٦/ ٦١٥ - ٦١٦ (١١/ ٤١٨ - ٤١٩)].
١٥٧٩ - مسألة:
- قال ابن مفلح: (وظاهر كلامه (١) أنه لو استلحق كبيرا عاقلا ميتا لم يثبت نسبه، وهو أحد الوجهين، لأنه مكلف لم يوجد منه تصديق، والثاني: يثبت، قطع به في «الكافي» وهو قول القاضي وغيره، وهو ظاهر مذهب الشافعي، لأنه غير مكلف كالصغير.
وذكر الشيخ تقي الدين أن الأول أصح، وأن في الإقرار بالميت الصغير نظرًا.
وذكر غيره احتمالا في ثبوت نسبه دون ميراثه للتهمة، وقال أبو حنيفة: لا يثبتان، لذلك قلنا: يبطل بما إذا كان المقر به حيا موسرًا والمقر فقيرا، قال في «المستوعب»: لا عبرة بمن قال: لا يثبت نسبه) [النكت على المحرر: ٢/ ٤٠٢ - ٤٠٣].
١٥٨٠ - إذا ثبت نسب المقر به ثم رجع المقر عن الإقرار:
- قال ابن مفلح: (ومتى ثبت نسب المقر به ورجع المقر عن الإقرار لم يقبل رجوعه، وإن صدقه المقر له في الرجوع، فكذلك في أصح الوجهين كالثابت بالفراش، والثاني: لا يثبت، كالمال.
(١) أي: صاحب «المحرر».