qu’il en découle également que l’aveu du mari concernant le mariage n’est pas recevable : si c’est la femme qui, la première, reconnaît l’union, il est indispensable qu’il la confirme, or une telle confirmation n’est pas valable ; et si c’est lui qui, le premier, en fait l’aveu, la validation par elle reviendrait à admettre son propre aveu, ce qui n’est pas plus recevable. Fin de la citation.) ⦗An-Nukat 2/399⦘
1577 – Si l’homme ou la femme reconnaît l’autre pour époux(se) et que ce dernier (ou cette dernière) ne le confirme qu’après la mort de l’auteur de l’aveu :
– Ibn Mufliḥ dit : (À propos de la parole (1) : « Lorsque l’homme ou la femme reconnaît l’autre comme conjoint, et que celui-ci/celle-ci ne le/la confirme qu’après son décès, l’aveu est valable et il/elle hérite de lui/d’elle. »
Cela repose sur la validité de l’aveu de la femme au sujet du mariage, ainsi que l’a indiqué Shaykh Taqî al-Dîn, et c’est l’opinion correcte.
Concernant la parole (2) : « Sauf s’il (ou elle) l’a démenti(e) de son vivant : deux avis existent. »
La validité de l’aveu et le droit à l’héritage ont été tranchés par Abû l-Khaṭṭâb et ash-Sharîf dans « Ruʾûs al-Masâʾil », et ils ont exposé la divergence avec Abû Ḥanîfa, comme on l’a vu plus haut. Ibn ʿAbd al-Qawî a rapporté que l’avis inverse est le plus fort, dans le cas analogue relatif à l’établissement de la filiation – opinion singulière –, tandis que d’autres ont confirmé la filiation par précaution.
Cette question ressemble à celle où l’on reconnaît à quelqu’un une dette : la personne intéressée dément puis finit par admettre ; deux avis y sont également rapportés. Il en irait de même ici si l’on démentait l’aveu durant la vie puis le confirmait encore de son vivant. Les propos de Shaykh Taqî al-Dîn – qu’Allah lui fasse miséricorde – ont déjà été mentionnés.) ⦗An-Nukat 2/400⦘
(1) C’est-à-dire l’auteur d’al-Muharrar.
(2) C’est-à-dire l’auteur d’al-Muharrar.
أيضا أنه لا يصح إقرار الرجل بالنكاح، فإنها إذا أقرت ابتداء فلا بد من تصديقه فلا يصح، وإن أقر هو ابتداء فتصديقها إقرارها فلا يصح. انتهى كلامه) [النكت على المحرر: ٢/ ٣٩٩].
١٥٧٧ - إذا أقر الرجل أو المرأة بزوجية الآخر ولم يصدقه الآخر إلا بعد موته:
- قال ابن مفلح: (قوله (١): «وإذا أقر الرجل أو المرأة بزوجية الآخر ولم يصدقه الآخر إلا بعد موته صح وورثه».
هذا ينبني على صحة إقرار المرأة بالنكاح. قاله الشيخ تقي الدين، وهو صحيح.
قوله (٢): «إلا أن يكون قد كذبه في حياته فوجهان».
والصحة والإرث قطع به أبو الخطاب والشريف في «رؤوس المسائل» ونصبا الخلاف مع أبي حنيفة كما تقدم، وذكر ابن عبد القوي أن عكس هذا أقوى الوجهين في نظيرهما في ثبوت النسب، وهو غريب، وقطع غيره بثبوت النسب احتياطا له.
وهذه المسألة نظير من أقر له بمال فكذبه ثم صدقه، وفيها وجهان، وكذلك يجيء هنا لو كذبه في الحياة ثم صدقه فيها، وقد تقدم كلام الشيخ تقي الدين -رحمه الله تعالى-) [النكت على المحرر: ٢/ ٤٠٠].
(١) أي: صاحب «المحرر».
(٢) أي: صاحب «المحرر».