1570 – Aveu en faveur de la bête d’autrui :
— Ibn Mufliḥ rapporte : « Dans al-Mughnî il est dit : Si quelqu’un déclare : “J’ai une dette à cause de cette bête”, son aveu n’est pas recevable, car il n’a pas précisé à qui appartient l’animal, et la validité de l’aveu exige la désignation du bénéficiaire. En revanche, s’il dit : “À son propriétaire”, ou : “J’ai, envers Zayd, mille [dirhams] à son sujet”, l’aveu est valable. De même, s’il ajoute : “En raison de la gestation de cette bête”, l’aveu n’est pas valable lorsqu’il n’est pas possible de fonder une obligation juridique sur cette gestation.
Shaykh Taqî ad-Dîn commente cette opinion : « C’est précisément ce qu’a mentionné le Qâḍî dans la question du fœtus ; en effet, toute personne pour qui l’on peut établir un legs ou un droit successoral peut également se voir reconnaître un droit par un aveu absolu, qu’il s’agisse d’un enfant ou d’un adulte. »
On lui objecta : « Cette règle est infirmée par le cas de la bête : l’aveu en sa faveur n’est pas valable, alors même qu’un legs peut lui être consenti. Si, par exemple, quelqu’un lègue cent dirhams pour nourrir la monture d’Untel, son propriétaire n’en devient pas bénéficiaire ; la somme doit être affectée à l’alimentation de l’animal. Pourtant, si l’aveu reste indéterminé quant à la bête, il n’est pas valable ? »
Il répondit : « Cette objection ne tient pas, car dans ce cas l’aveu est recevable ; il profite au propriétaire de la bête et non à l’animal lui-même. La preuve en est que, si le propriétaire refuse le legs, celui-ci devient caduc, tandis que s’il l’accepte, il est valide. »
Il ajouta ensuite, dans la même question, que l’aveu est recevable suivant l’analogie défendue par l’opposant, et déclara : « Il n’y a pas divergence : si quelqu’un dit : “Je dois à cette bête mille dirhams”, son aveu n’est pas valable ; il en est de même pour le fœtus. »
Le Qâḍî conclut : « Il reste que l’aveu au profit d’une bête n’est pas recevable lorsqu’il est rattaché à un legs, tandis que l’aveu au profit d’un fœtus l’est lorsqu’il est rattaché à un legs. » Fin de citation ⦗389⦘.
١٥٧٠ - إذا أقر لبهيمة غيره:
- قال ابن مفلح: (وقال في «المغني»: وإن قال: علي بسبب هذه البهيمة لم يكن إقرارا، لأنه لم يذكر لمن هي، ومن شرط صحة الإقرار ذكر المقر له، وإن قال: لمالكها، أو: لزيد عليَّ بسببها ألف صحَّ الإقرار، وإن قال: بسبب حمل هذه البهيمة لم يصح إذا لم يمكن إيجاب شيء بسبب الحمل.
وقال الشيخ تقي الدين عن هذا القول: هذا هو الذي ذكره القاضي في ضمن مسألة الحمل، فإنه قال: من صح الإقرار له بالوصية والإرث صحَّ الإقرار المطلق له، كالطفل والبالغ.
فقيل له: هذا يبطل بالإقرار للبهيمة فإنه لا يصح، وتصح الوصية لها، لأنه لو أوصى بمائة درهم تعلف بها دابة فلان لم يستحقها صاحبها، ووجب صرفها إلى علفها، ومع هذا إن أبهم الإقرار لها لم يصح؟
فقال: هذا لا يبطل لأن الإقرار هناك صحيح، لأنه لصاحب البهيمة وليس للبهيمة، والذي يدل على ذلك أنه إذا رد الوصية لم تصح، وإذا قبلها صحت.
ثم ذكر في نفس المسألة أنه يصح لما قاسه المخالف، وقال: لا خلاف أنه لو قال: لهذه البهيمة عليَّ ألف درهم، لم يصح إقراره، كذلك الحمل.
فقال القاضي: وعلى أن البهيمة لا يصح الإقرار لها إذا كان مضافا إلى الوصية، والحمل يصح الإقرار له إذا كان مضافا إلى الوصية. انتهى كلامه) [النكت على المحرر: ٢/ ٣٨٩].