s’il n’a aucune dette et qu’il détient des biens, l’obligation se limite à ces biens sans grever sa personne. Il fait valoir, en effet, que la main juridique (yad) de l’esclave sur son avoir demeure intacte après la mise sous interdiction : la preuve en est que, si l’on prononçait l’interdiction alors qu’il possède des dépôts chez des tiers, c’est lui qui en exigerait la restitution ; or l’interdiction ne saurait annuler un droit déjà acquis.
Le Qâḍî – rapporte Shaykh Taqî ad-Dîn – n’a pas contesté cette qualification.
Abû al-Khaṭṭâb et d’autres objectent que, l’esclave étant frappé d’interdiction du seul fait de sa servitude, son aveu est nul, tout comme s’il était déjà accablé d’une dette absorbant l’ensemble de ses biens.
Shaykh Taqî ad-Dîn précise : « Selon l’analogie (qiyâs) de l’école, son aveu est pleinement valable – au même titre que celui du juge, du mandataire ou de l’exécuteur testamentaire après leur révocation –, car, de notre point de vue, l’interdiction peut être partielle lors de son établissement ; elle peut donc, de même, être partiellement levée. » Fin de citation (an-Nukat ʿala al-Muḥarrar : 2/384-385).
1566 – Aveu d’un esclave non mukâtab en faveur de son maître concernant une somme d’argent.
1567 – Aveu du maître en faveur de son esclave :
– Ibn Mufliḥ déclare : « L’auteur dit : “Si un esclave qui n’est pas sous contrat d’affranchissement (mukâtab) reconnaît devoir de l’argent, ou si son maître reconnaît lui devoir de l’argent, l’aveu n’est pas valable.”
Quant au premier cas : le bien de l’esclave appartient à son maître ; même si l’on admet que l’esclave possède en propre, il n’aurait fait que reconnaître à son maître la propriété de son propre bien, de sorte que son aveu reste sans effet. Tel est l’avis le plus répandu, à savoir qu’aucune créance du maître envers son esclave ne peut être constatée, position tranchée par plus d’un auteur.
Certains juristes estiment toutefois que leurs aveux pourraient être recevables, pourvu qu’ils se retournent contre eux, si l’on retient que l’esclave détient réellement un patrimoine ; sinon, non.
Shaykh Taqî ad-Dîn ajoute : La validité de l’aveu de l’esclave en faveur de son maître dépend de la possibilité qu’une dette du maître envers l’esclave soit reconnue, tant à l’origine que dans sa permanence ; s’agissant de la dot (ṣadaq), la question comporte trois avis. »
لم يكن عليه دين وكان في يده مال لزمه في المال ولا يلزم في رقبته، واحتج بأن يده ثابتة على المال بعد الحجر بدليل أنه لو حجر عليه وله ودائع عند أقوام كان هو الذي يتقاضاها، ولا يبطل الحجر ما ثبت له من الحق.
ولم يمنع القاضي هذا الوصف. قاله الشيخ تقي الدين.
واحتجَّ أبو الخطاب وغيرُه بأنه محجور عليه بالرق فلم يصح إقراره، كما لو كان عليه دين يحيط بما في يده.
وقال الشيخ تقي الدين: قياس المذهب صحة إقراره مطلقا ــ كالحاكم والوكيل والوصي ــ بعد العزل، ولأن الحجر عندنا يتبعض ثبوتا فيتبعض زوالا. انتهى كلامه) [النكت على المحرر: ٢/ ٣٨٤ - ٣٨٥].
١٥٦٦ - إقرار العبد غير المكاتب لسيده بمال:
١٥٦٧ - وإقرار سيده له:
- قال ابن مفلح: (قوله: «وإذا أقر عبد غير مكاتب أو أقر له سيده بمال لم يصح».
أما المسألة الأولى: فلأن مال العبد لسيده، ولو قلنا بأنه يملك فقد أقر له بماله فلم يفد إقراره شيئا، وكان هذا على المشهور، وهو عدم ثبوت مال لسيد عبد في ذمته، وهو الذي قطع به غير واحد.
وقال بعض الأصحاب: ويحتمل أن يصح إقرارهما بما يكذبهما إن قلنا: العبد يملك، وإلا فلا.
وقال الشيخ تقي الدين: إقراره لسيده ينبني على ثبوت مال السيد في ذمة العبد ابتداء ودواماً، وفيها ثلاثة أوجه في الصداق.